Buch 
La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
Entstehung
Seite
74
JPEG-Download
 

74 LA FRANÇAISE DU SIÈCLE,

rentes manufactures des environs de Paris sortaientdes schalls teints, à grands ramages, que lon nom-mait schalls turcs parce que leurs dessins affectaientune allure orientale. Pour les demi-parures, quel-ques élégantes faisaient broder en blanc des demi-fichus de tulle ponceau, amarante ou gros vert.

Comme bijoux, la topaze fut Lrès recherchéepour les boucles doreilles en poires ; celles en bril-lants ne se portaient plus en cerceaux, mais en pen-deloques. On employait beaucoup de camées co-quilles pour les plaques de collier quon entouraitde perles fines. Les bracelets étaient faits pour laplupart de tresses dor plates et de la largeur dunruban. Jamais on nen porta autant. La même per-sonne en montrait parfois quatre ou cinq à la fois,qui étaient placés dans le haut de chaque bras etaux poignets pour serrer les manches larges dont lamode existait alors.Les éventails étaient de crêpenoir, blanc ou brun, brodés de paillettes dor, dar-gent ou dacier. Les dessins formaient des arabes-ques , des saules pleureurs, des cascades et desgerbes; ces éventails étaient relativement petits,cinq ou six pouces de longueur. Les montres decou, avec cadrans à recouvrement de fleurs, se por-taient plus que jamais parmi les élégantes. Lesgants étaient très hauts, couvrant le bras entière-ment et sans boutons, soit blancs, soit paille, soit,dun ton vert passé exquis. Jamais les femmes ne