82 LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
mière femme des atours, M mc Aubert, qui avait pourcharge de s’occuper des soins et entretiens de toutela garde-robe. L’Impératrice avait en outre deshuissiers et des dames d’annonce, des valets depieds d’antichambre, et deux pages pour porter laqueue de sa robe quand elle sortait de ses appar-tements ou montait en carrosse. M mo d’Abrantès,qui était elle-même attachée à la maison de MadameMère et qui. devint par la suite l’aimable gouver-nante de Paris, a tenu à laisser quelques notes surces Dames du Palais.
« Notre parti, dit-elle, était alors radieux d’ungenre de gloire que les femmes recherchent bienautant que les hommes poursuivent la leur, c’étaientl’élégance et la beauté. Parmi les jeunes femmes quicomposaient la cour de l’Impératrice et celle desprincesses, il était difficile de citer une femme laide,et combien y en avait-il dont la beauté faisait, sanshyperbole, l’ornement le plus réel des fêtes queParis voyait donner chaque jour dans ce temps deféerie ! »
Après avoir parlé de la belle maréchale Ney,nièce de M m0 Campan et de l’éclatante maréchaleLannes, la femme de Junot essaye de décrire lescharmes de M mo Duchâtel, dont le petit-fils était ré-cemment ambassadeur de la République à Vienne.« Il est, dit-elle, une femme de la Cour impériale, quiparut dans le monde un peu avant l’époque du cou-