LES COQUETTES DU PREMIER EMPIRE. 83
ronnement, et dont le portrait est une chose queréclament des mémoires contemporains, surtoutécrits par une femme : c’est M me Duchâtel... Elle nefournirait pas un modèle à un statuaire parce queses traits n’ont rien de cette régularité qu’exige l’artdu sculpteur. Le charme inexprimable de sa figure,charme que la parole même ne peut rendre qu’im-parfaitement, consiste dans les plus beaux yeuxbleu foncé, à longues et soyeuses paupières, et dansun sourire gracieux, fin, spirituel, découvrant lesplus belles dents d’ivoire, et puis avec tout cela debeaux cheveux blonds, une petite main, un petitpied, une élégance générale que justifiait ensuite unesprit tout à fait remarquable. De tout cela résultaitun ensemble qui attirait d’abord et puis qui atta-chait. »
M mc Savary avait le visage, la taille et la tournureparfaitement beaux et se mettait à ravir ; quant àM m ° Marescot, elle joignait aux avantages de labeauté de tenir d’elle-même un goût parfait et unegrande élégance.
Les maisons de Madame Lætitia et des Prin-cesses étaient également formées, avec soin, deDames d’honneur, de dames pour accompagner, delectrices, de gouvernantes, de sous-gouvernantes,d’aumôniers et de chambellans, la plupart d’unevieille noblesse du faubourg Saint-Germain, d’aprèsce fameux système de fusion .dont Napoléon parla