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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LES COQUETTES DU PREMIER EMPIRE. 85

chaux, des généraux, des sénateurs et des con-seillers d’Etat avec leurs femmes. Il y avait làde grands assauts de toilettes ; l’Impératrice y pa-raissait toujours, ainsi que ses belles-sœurs, avecune parure nouvelle et beaucoup dé perles et depierreries. Elle a eu dans son écrin pour un millionde perles. On commençait à porter beaucoup d’é-toffes lamées en or et en argent, et la mode des tur-bans s’établissait à la Cour ; on les faisait avec de lamousseline blanche ou de couleur, semée d’or, oubien avec des étoffes turques très brillantes ; lesvêtements peu à peu prenaient une forme orientale.Les dames de la Cour mettaient, sur des robes demousseline richement brodées, de petites robescourtes, ouvertes sur le devant, en étoffe de couleur,les bras, les épaules, la poitrine découverts. »

Pour l’étiquette ordinaire des Cercles, il n’yavait aux Tuileries que les femmes présentées, engrande toilette, avec le manteau de Cour en veloursou en soie, brodé d*or, d’argent, et quelquefois en-richi de perles et de pierreries. Les hommes venaienten uniforme ou dans le costume de leur place, et quel-quefois, ce que l’Empereur préférait, en habits defantaisie de velours, soie ou satin, relevés de richesbroderies, et l’épée au côté. Dans ces réunions ultra-officielles, on parlait peu; mais on observait beau-coup, tout oreilles et tout yeux ; on se classait parpetites sociétés, la vieille noblesse faisant dédain des

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