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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA FRANÇAISE DU SIECLE.

par porter les brillants sur des montures invisibles,à enfiler les perles, l’ambre, l’améthyste, la corna-line, l’agate, sur un simple cordon de soie; puisinsensiblement on relégua le tout dans les coffretset le suprême bon ton aux environs de 1810 fut dese montrer d’une sobriété absolue dans l’étalage detous ses colifichets.

Pour les hommes une mode qui se généralisa futcelle du Soleil levant. Toutes les ciselures furentfaites au Soleil levant; la garde de l’épée, les boucles,les boutons de métal, la boîte de montre, les partiesbrodées... Partout des aurores. Le pourquoi de cettevogue : emblème oü caprice? — On n’en sut jamaisrien.

T

La journée d’une coquette impériale était entiè-rement livrée aux menus soins de la toilette. A sonpetit lever, elle se plongeait dans un bain chinois,à pâte d’amande parfumée, se faisait polir, poncer,essencer; elle passait de la manicure au pédicure,puis elle endossait une capote de mousseline brodée àtablier et déjeunait. Alors arrivaient les marchandes,les lingères et modistes et l’indispensable professeurde salut et de présentation, le démonstrateur émé-rite de la danse à caractère, qu’on désignait sous lenom de M. Courbette et qui, durant une heure, appre-nait à allonger, arrondir, gracieuser le bras, à saluer