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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LES COQUETTES DU PREMIER EMPIRE. 99

Limentale et niaise de Ducray-Duminil, de M mos Rad-cliff ou de Chastenay.

De 1800 à 1809 on se couvrit de bijoux à cepoint que les femmes semblaient des vitrines am-bulantes ; aux doig'ts les bagues sétageaient ; leschaînes dor faisaient jusquà huit fois le tour ducou, les pendeloques lourdes et massives tiraient lelobe de loreille, aux bras serpentaient la ciselureet lémail des bracelets de toutes formes ; les colliersde perles en torsades ou en franges ornaient lescoiffures en cheveux, formant bourrelet sur le de-vant et parfois retombant sur lépaule. De longuesépingles dor fixaient les cheveux relevés à la chi-noise ; les diadèmes, formés dune feuille de laurieror et diamants dun côté, dune branche dolivier,or et perles de lautre, ceignaient le front des élé-gantes. Les peignes se composaient dune branchede saule pleureur, or, diamants et perles, beaucoupde colliers, dont le plus apprécié était le collier auvainqueur, mélange singulier de cœurs en cornaline,en bois de palmier, en sardoine, en malachite, enlapis, suspendus à une chaîne dor. La boîte à odeurdu dernier goût sappelait bouton de rose; le dessusétait émail et or; la fleur, finement tracée en perlesfines, se trouvait peinte sous la forme réelle dunbouton déglantier.

Le luxe des bijoux fut tel que la réaction arriva,et quils furent peu à peu proscrits ; on commença