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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LES COQUETTES DU PREMIER EMPIRE. 105

moquer des belles qui vont au Bois.-On sétouffe àCoblentz pour regarder le beau sexe assis de chaquecôté du boulevard; depuis Tivoli jusquau Colysée,depuis le Colysée jusquau jardin Turc, on naper-çoit que des parures bourgeoises, des grisettes detous les quartiers ; aux Champs-Elysées, officiers etjeunes mondains à cheval, matadors en carrick, lut-tent de vitesse et de noble allure, tandis que lesfinanciers se prélassent au fond de leur berlinefermée et que les jolies femmes sourient dans leurcalèche découverte ou leur demi-fortune.

Lheure des agréables au Bois de Boulogne est,en 1807, de midi à trois heures. Il fut un instant demode daller prendre des glaces au café de Foy, maisle bon ton veut alors quon les fasse apporter chezsoi. Ces glaces se servent, été comme hiver, à déjeu-ner, à dîner, à souper, à toute heure. Comme spec-tacles, on ne saurait se passer daller voir Olivier etlincomparable Ravel, les deux faiseurs de tours à lamode. On applaudit Talma aux Français, M mo Henryà lOpéra-Comique ; le vaudeville est négligé ; oncourt en foule aux répétitions de lOpéra; on semontre avec orgueil dans les loges aux représenta-tions du vendredi ; on déclare passer des heuresdivines à lAcadémie des arts, et pour se donner uninstant de folie, on se rend incognito chez Brunet.

Dans les cercles, le soir, on réunit une foulé degens de tout âge, beaucoup dhommes et peu de