loi LA FRANÇAISE DU SIÈCLE,
femmes; plus la foule est grande, plus la réunion estconsidérée comme brillante ; les étrangers sont bienaccueillis et fêtés, on se promène; les conversationssont particulières ; il n’y a que les traits d’esprit oules calembours qui, pour un instant, se colportentet généralisent le rire. Le fin du fin de la galanteried’alors est de négliger toutes les femmes d’un salonpour se ranger autour de la plus belle, en la regar-dant avec insistance, en l’entourant, en discourantsur ses appas, en la poussant et la pressant de ma-nière à lui faire perdre haleine. — L’heure de la ga-votte arrive; on crie: bravo! on applaudit à l’avance.Zéphyr s’élance, il va prendre par la main la maî-tresse de la maison ; un piano est disposé : tout lemonde se range en cercle, on monte sur les chaises,les entrechats excitent l’enthousiasme. La belle,fatiguée, heureuse, souriant à tous, va prendre uninstant de repos sur son lit à la grecque pendant quele danseur suprême reçoit les compliments de laplupart des jeunes gens qui demeurent ébahis. Onmurmure, on s’extasie : « Que vous avez bien dansé !quelle légèreté ! quelle grâce !... et lui, s’éventant deson mouchoir, répond avec importance comme unmuscadin d’autrefois: « Il est vrai que j’ai eu quel-ques pas d’inspiration, mais ce n’est pas tout à faitcela... Je n’ai fait que chiffonner la gavotte, »
Que de jolis tableaux de Paris il y aurait à fairesur le monde et les mœurs de l’Empire, qui ont été
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