ÉLÉGANCES ROMANTIQUES. 171
des discussions diplomatiques. Là, comme dans lesgrandes fêtes d’hiver, on distinguait les femmes leplus en réputation pour le luxe et les succès dumonde. Il y avait des tribunes où l’on n’apercevaitque des plumes, des kachemires et de riches four-rures, des douillettes de satin d’Orient, des redin-gotes en velours de soie, des manteaux de Thibet oud’étoffes damasquinées. A la sortie des séances, avantde prendre place dans leurs équipages, ces damesjasaient de questions du jour, parlaient chiffons,détaillaient réciproquement leur toilette et appor-taient sur le péristyle du temple des lois une grandegaieté et comme un gazouillis charmeur d’oiseaux.
La mode de monter 4 cheval se propagea de plusen plus chez les femmes de Paris de 1830 à 1835; ily eut un instant presque rivalité avec les Anglaises.Dans toutes les promenades on rencontrait des ama-zones. Il est à remarquer que le bon genre voulaitqu’on fût accompagnée par deux ou trois cavaliers àcôté de soi et par un écuyer qui conservait une dis-tance de cent mètres en arrière. On laissait sonéquipage à la barrière ou à l’entrée du Bois.
Le costume des amazones ne subissait pas degrandes variations ; c’était généralement un juponde drap avec un canezou de batiste. Autour du cou,un petit plissé soutenu par une cravate de gros deNaples à carreaux ou de la couleur du jupon. Lespantalons en coutil à sous-pieds, les petites bottes,