188 LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
toute belle Parisienne allait concevoir et rêver deses prochaines toilettes.
Peu à peu, à dater de 1835, Longchamps, touten gagnant sous le rapport moral, perdit beaucoupde son aspect de somptuosité ; il dépouilla la pourprepour se bigarrer des mille nuances de la société ;les modes ne s’y mélangèrent pas moins que lesrangs. Lajoie bourgeoise vêtue de tarlatane coudoyales riches étoffes brodées, la moitié des femmes ré-fugiées sous l’incognito de leurs négligés n’y vintplus que pour observer l’autre ; sensiblement lapompe et la spécialité de cette promenade d’apparats’affaiblit et il fut permis d’y paraître sans toilettesélégantes ni nouvelles. Longchamps fut enfin défi-nitivement détrôné par les Courses.
La mode ne serait plus à la mode si elle nechangeait pas, plusieurs fois par siècle, jusqu’aumode même de ses manifestations.