LIONNES ET FASIIIONABLES.
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M me d’A..., on assure que le qoelit Roland est com-plètement ruiné. — Que va-t-il devenir?— Il se feramaquignon. — C’est dommage ! il excellait au steeple-chase. — N’a-t-il pas eu un cheval tué sous lui? —Oui, Mustapha, au capitaine Kernok, mort d’uneattaque d’apoplexie foudroyante en traversant laBièvre dans une course au clocher. — Ton mari?comment se porte-t-il?le verrons-nous aujourd’hui?— Je ne sais, il y a vingt-quatre heures que nous nenous sommes rencontrés,, et je ne suis pas allée chezlui par discrétion... Armand est mon meilleur ami,un garçon charmant, quej’aimede toute mon âme, etque pour rien au monde je ne voudrais contrarier ;mais enfin je suis sa femme et cela suffît pour quenous gardions notre liberté réciproque. — Oui, machère belle, tu as raison, les sentiments sont irré-prochables et tes déjeuners sont comme tes senti-ments... ; qu’allons-nous faire â présent? — Si vousvoulez, nous irons au tir aux pigeons à Tivoli, puisau Bois ; il y a une course particulière, vous savez,entre Mariette et Lêporello. — Oui, nos chevauxde selle nous attendent à la porte d’Auteuil; nousirons les prendre en calèche. »
Ainsi se passe le déjeuner, dans un bavardagede sport insipide et presque exclusif ; de littératureet d’art, pas un traître mot. La lionne fashionablesemble ignorer que Victor Hugo vient d’entrer àl’Académie, que Musset publie des poèmes, que La-
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