dans les brasses, les coupes, la planche et toutes lesgracieuses manifestations de la natation.
La journée de la lionne n’est point terminée;elle vient s’étendre quelques minutes dans son bou-doir et fait disposer sa toilette de soirée : une robeen étoffe orientale avec manches a la bédouine ou ala persane; sur ses cheveux, coiffés en bandeauxondés qui cachent l’oreille et tombent en coquettesfrisures sur le cou, elle posera un bonnet grec oudes barbes en dentelles avec une rose de Bengale.
Le dîner servi chez la fashionable sportswomanest généralement somptueux et d’une belle ordon-nance; comme les convives y sont nombreux, on yparle moins généralement chevaux, match et bar-rière du Combat; la lionne y tient tête au lion etboit crânement comme les dragons de Ver-vert ; ellen’est étrangère à aucune question mondaine ; ellepasse en revue, une à upe, non sans esprit critique,toutes les beautés du dernier bal de la liste civile ;elle s’extasie sur la musique exécutée au concert duduc d’Orléans, elle prodigue toutes les gammes desa sympathie au talent de Virginie Déjazet et toutesles notes de son admiration à Fanny Lissier. Lechœur des lions lui donne la réplique; à leurs re-gards, à leurs accents, à leurs sourires, on sent qu’ilsla trouvent divine, pyramidale, délirante et colossale.