LA VIE MONDAINE EN 1850. 213
tique de l’art et du roman, dont les derniers rayonsmettent encore sur son grand front lumineux etdans la caresse de son regard comme un mystérieuxalanguissement. On retrouve en elle la Dernerette,le « bel ange » du poète, la Mètella, mise en reliefpar la baronne Dudevant, la muse enveloppanteenfin de cette admirable légion d’artistes et de lit-térateurs, qui florissait alors en France comme enune véritable république athénienne.
On sent que le distingué , le comme il faut sontdes qualificatifs qui ont pris sinon naissance, dumoins toute leur force d’expression réelle dans l’es-prit social de cette époque heureuse ; tout y respirela convenance, la correction, le bon ton; dans latenue générale des êtres et des choses, tout aspire às’affiner par la plus charmante distinction.
Les dernières. Lionnes avaient été emportéesdans la tourmente de 48: les beaux jours du sportétaient passés ; les chevaux seuls couraient auxcourses; Chantilly était presque désert et l’hippo-drome de la Croix de Berny ne comptait plus sesfidèles habitués. Dans la République des modes —on ne disait plus l’Empire de la mode — deux écolesluttaient encore que M m0 de Girardin avait décritesdans le Vicomte de Launay 1 : l’Ecole tapageuse etl’École mystérieuse. La première ne visait qu’à atti-
j. Le vicomte de Launay, lettres parisiennes, par M nlc Emile deGirardin. Paris, IVI. Lévy. Tome IV.