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LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
chargées â outrance de torsades, de grecques, detresses, de cordelières, de passementeries de toutessortes, à prétentions militaires, et revêtues en outrede larges parements d’astrakan noir à poil frisé, quiétait le comble du confortable et du chic ? — Est-cetout? — Pas encore. — Rappelez-vous les petitspaletots dits « marins », les vareuses, les saute-en-barque, dont vous faisiez provision dans vos malles àl’heure de la villégiature et des vacances; ces vête-ments étaient en drap léger, en étoffe anglaise, enpopeline de soie, en alpaga, en taffetas noir, avecforce ornements de cette même passementerie con-tournée qui était la folie du jour, la folie du Galon.
N’avez-vous plus souvenance du paletot Lydie,des pardessus Lalla-Roukh et de la sortie de balnommée vespertina? On les portait à la même époqueque les vestes senoritas en velours, taffetas, encachemire de nuance claire ou en drap... Et les che-mises russes? les Garibaldis en foulard, en taffetasblanc, rouge, bleu, havane, brodés en soutaches ouau point russe? et les paletots-gilets Louis XY, endrap anglais jaspé gris et noir, cela ne dit-il plus rienaux échos de votre esprit? — Devons-nous, pour nepoint vous laisser reposer, vous parler du Péplumimpératrice , formé d’un petit corselet auquel s’ajus-tait une grande basque carrée devant et derrière,très longue sur les côtés, vêlement précieux en cesens qu’il causa la chute de la crinoline et qu’il fit