LES PARISIENNES DU SECOND EMPIRE. 241plus d’honnête besogne par sa forme seule que n’enavaient pu faire les libelles, les pamphlets, les man-dements , les sermons, toutes les éloquences del’Eglise et de la presse réunies.
Un fabricant, nous dit-on, imagina alors desjupons à ressorts, dont une partie se détachait àvolonté ; un autre inventa une manière de parasoltransparent, un troisième se fît breveter pour avoirconçu un système d’aération pour coiffure, un qua-trième enfin mit en vente dans tout Paris des res-sorts crémaillères à l’usage des jupons, qu’il décoradu nom d 'Épicycio ides. L’industrie ne se lassaitpoint, le génie parisien avait du bon goût, mêmedans le mauvais ton ; — on vit des boucles d’oreillesaquarium , des chaînes d’or Benoiton, qui formaientgourmette sous le menton ; on chaussa le cuir deRussie, on l’employa en ceintures, avec boucles demétal, on se surchargea de chaînettes et de bre-loques et l’on campa sur les chevelures jaune, aca-jou, tomate et sur toutes les nuances impossibles à lamode, — qui n’étaient que les outrances du blondvénitien, —■ des chapeaux Trianon, Watteau, Lam-balle et Marie-Antoinette.
Oh ! les horribles et cascadantes coiffures ! Ellesavaient un sacré chien, au dire des lorettes mon-daines de ce temps; mais, regardées à distance, vuesavec le sentiment du goût moderne, quelle dégrin-golade, mon Empereur ! — Ces cheveux, dépeignés,
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