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[Tome I.]
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niveau, en omettant de parler de la scie, de l’équerre et du compas, donton se serait peu servi, l’art de tailler et de polir les marbres ne paraissantpoint avoir encore été connu. Quant à l’astronomie des Grecs, elle consistait àobserver les constellations les plus apparentes pour se diriger dans leurcabotage, qui avait presque toujours lieu en vue de la terre. Homère neparle que de la grande et la petite Ourse, des Pléïades, des Hyades,d’Orion et de Syrius.

Sans l’éclair projeté par Y Iliade et 1’ Odyssée, on serait loin de connaîtremême cet état de choses; car la longue période qui suivit la guerre deTroie et qui s’étend du douzième au cinquième siècle, où l’éclatante actiondes Grecs apparaît alors dans le vrai jour de l’histoire, cette longue pé-riode de siècles n’est connue dans ses principaux éléments que d’une manièregénérale, aucune partie des annales de la Grèce n’offrant aussi peu derenseignements.

Rapprocher deux états sociaux d’une pareille inégalité, et alors que leplus rudimentaire est d’une telle postériorité, c’est obtenir en conclusionle renversement de l’ordre traditionnel chez nous pour l’étude de l’antiquitéclassique; et c’est tout ce que nous avons voulu faire ressortir, estimantce résultat utile à la sincérité de la chronologie des civilisations, et, par-tant, à la véritable filiation des industries se rattachant aux choses du cos-tume.

Assurément, cette observation peut prendre l’aspect d’une digression inu-tile pour un certain nombre de nos souscripteurs auxquels elle n’appren-dra rien qu’ils ne sachent; mais nous avons cru devoir considérer que sinous avons quelque peu, et même tout à fait, l’air d’enfoncer une porteouverte pour ceux qui l’ont franchie, il n’y avait pas d’inconvénient à ce quecette porte devînt de plus en plus largement ouverte. La certitude d’êtrede quelque utilité à ceux qui ont besoin de guide sur ces questions depriorité, de primordialité, nous a décidé à passer outre, notre but étantnet et simple, et sans arrière-pensée de pédantisme; car la science quenous invoquons n’est point la nôtre : c’est une archéologie toute faite dontnous résumons les éléments pour ceux qui ne possèdent pas les documentsoriginaux , c’est-à-dire ces livres plus ou moins anciens que Montesquieu