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[Tome I.]
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appelle les livres d’auteur, en les distinguant spirituellement des nouveaux,qui sont, dit-il, pour les lecteurs.

Pour en terminer sur la question des âges, et sur ce que les peuples ont puse devoir les uns aux autres, à en juger par les dates de leur civilisation, ce n’estpas d’aujourd’hui que l’on s’est préoccupé de ce que les Grecs ont pu emprun-ter aux gens du Céleste empire. J. Hoger, en 1805, publiait le « Panthéon chi-nois, avec de nouvelles preuves que la Chine a été connue des Grecs, et que lesSères des auteurs classiques ont été des Chinois. )) Un exemple modeste maissignificatif peut servir ici à caractériser l’action des Grecs ; les plus anciensobjets chinois sont ornés de ces lignes droites et anguleuses, au parcours plusou moins compliqué, auxquelles est resté le nom de grecques, et l’âge inscrit seu-les vieux vases en bronze de la Chine où l’on rencontre des ornements de cetteespèce ne laisse aucun doute sur la priorité de ceux-ci. Mais qu’ont fait lesGrecs des ornements de ce genre, qui se retrouvent, au surplus, et avec plusou moins d’ingéniosité chez tous les peuples primitifs? Us se le sont approprié,ce genre, avec une telle supériorité qu’il n’est point de grecques qui valent lesleurs, et avec leur imagination, en les baptisant méandres, parce qu’à leursyeux le caprice des retours de ces lignes suivant néanmoins une marche con-tinue était une image de ce fleuve Méandre, qui joue son rôle dans Y Iliade, ilsont donné à une conception qu’ils n’avaient point inventée un cachet aussisupérieur que possible, par l’exécution matérielle, en même temps qu’ilsla dotaient d’une sorte de poésie se rattachant à leur tradition héroïque.C’est la caractéristique de leur part dans l’histoire des arts, en général, etelle est assez belle pour n’avoir point besoin de fables, c’est-à-dire de men-songes. Enfin, pour dernier mot sur ce point, il semble que l’on doive con-sidérer de même, dans l’ordre historique, les Egyptiens, ces aînés immédiatsde l’art des Grecs, et quoique il soit vrai que sur ce sujet les papyrus soientloin d’avoir encore tout dit.

Le costume, déterminant l’apparence extérieure de tous ceux qui ont vécu,est inséparable du souvenir laissé par les aïeux ; il appartient en propre àl’histoire. Pour les postérités, et quoi qu’en dise le proverbe, dont le vérita-ble sens s’applique à l’intimité de l’être, « l'habit fait le moine »; il fait l’E-