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Coolie. — Porteur japonais. Coolie ou couli dérive de Koli,habitants du Guzerate méridional, gens de travail, dont lenom a été attribué à tous les émigrants indous et chinoistransportés dans les diverses parties du monde, 106.
Copon. — Tampon de bois à l'aide duquel on x-efoulait lapoudre dans la chambre des premiers canons; artilleriefrançaise du moyen âge, 220.
Coqueluchon. — Espèce de cape munie d’un capuchon ;dames bourgeoises du dix-huitième siècle; France, 373.
Coquille ou Cale. — Coiffure ronde enveloppant étroite-ment la tête; modes féminines. France, seizième siècle, 252.
— (Moustache à). — Moustaches à pointes retroussées et bou-clées ; Europe, dix-septième siècle, 340, 361. Voir BigotèrE.
Cor (cornu). — Instrument à vent de forme circulaire.
Cor de pin ou des Alpes (Alp-horn). — Le porte-voix despâtres suisses.
Cor sarrazinois. — Nom que l’on donnait à l’oliphant dumoyen âge.
Corne, cornet (cor d'ivoire, olifant, trompe de chasse). —Les premiers cornets du moyen âge étaient faits avec descornes d’animaux; on les portait en bandoulière, 43, 192,201. Voir Olifant.
Cornemuse (tibia utriculans). — Instrument à vent propreà la musique champêtre, composé d’une outre gonflée et d’unou plusieurs tuyaux; 43,192, 425 et 426, 468, 476, 499-500.Voir Gaitero gallego, Kerniad, Piffeiiaro, Piper.
Corner Veau. — Au moyen âge, le moment du repas s’an-nonçait au son du cor ou de la corne, ce qui s’appelaitcorner Veau, parce qu’avant de s’asseoir, les convives se la-vaient les mains dans le bassin que leur présentaient lesvalets ; 216.
Cornicen. — Le joueur de cor, chez les Romains, 43.
Cornes. — Frisons formant des pointes en cornes; coiffure fé-minine; Italie, seizième siècle, 289.
Cornette. — Etendard militaire consistant en une bandede taffetas portée au bout de la lance ; c’était l’enseigne detout corps de cavalerie, surtout de cavalerie légère ; l’offi-cier à qui elle était confiée s’appelait cornette ; Europe,moyen âge, seizième et dix-septième siècles, 324-325.
Cornette posée sur le cliapel de fer : enseigne des Fran-çais pendant la guerre de cent ans; commencement duquinzième siècle, 217.
Cornette blanche. — Etendard du régiment Colonel-Gé-néral, armée française, 381.
— La partie non pendante du chaperon ; l’extrémité en évi-dence sur le haut de la coiffure. La cornette était dite à lacoquarde, lorsque le bord en était dentelé ou à crête de coq.Europe, moyen âge, 210, 211, 212, 221.
— Les pattes pendantes du bonnet à la Fontange; modes fé-minines; France, dix-septième siècle, 354, 355.
— Nom donné aux bonnets de négligé ; sous Louis XIV, lacornette consistait en un petit bonnet de dentelle dont lesbarbes en pointe retombaient par devant jusqu’à la cein-ture. France, dix-septième et dix-huitième siècles, 367,-371,373.
Cornicen. — Voir Cor.
Corno. — Le bonnet des doges et des dogaresses de Venise,199, 359.
Cornu. — Voir Cor.
Goroplastês. — cc Modeleurs de poupées » ; Grèce, 24.
Corpiflo. — Le spencer des Aragonaises ; Espagne, 474.
Corps. — Corsage de robe taillé sur une armature emprison-nant la taille ; c’est au seizième siècle que le corps est subs-titué au corsage souple. Corps piqué; seizième siècle. Coipsdejupe; le corsage à armature de la robe, dix-septième siècle.Au dix-huitième siècle, le corps formant gaine est en bou-gran baleiné, 273, 276 et 277, 322, 328, 339, 370, 371, 388.
Corquen. — Veste des paysans bretons; France, 494, 495,496.
Corsage. — Partie du vêtement féminin qui embrasse lataille. Souple qu’il était pendant le moyen âge, le corsage,au seizième siècle, devient une sorte de cuirasse ; il est alorsdécolleté à l'italienne ou en carré, mode qui subsista pourles robes de cérémonie ou d’assemblée. Puis, le corsage serapproche, par sa forme, du pourpoint des hommes ; on levoit garni du plastron en saillie : le panseron. Sous le règned’Henri III et dans les commencements de celui d’Henri IV,le corsage est en entonnoir, ou en cornet, ou en pointe allongée.Aux dix-septième et dix-huitième siècles, il est garni debasques et donne naissance au casaquin. Pendant ces épo-ques successives, il arrive parfois que le corsage à arma-ture, lacé par devant ou par derrière, et indépendant de larobe, remplit en même temps les fonctions de corset ; c’estalors que le nom de corps lui est souvent appliqué. 189, 243,253, 265, 268, 269, 273, 276 et 277, 279, 287, 289, 311, 331,335, 339, 348, 353, 354, 355, 362,367, 369. Voir BüCK EX
KLEU1ŒN, BCSC APPARENT, CORSALETTO, CORPS, DEVANTS,
Devantier, Échelles, Gourgandine, Justin, Manteltjk,Parfait contentement, Pièce, Plastron, Surcot paré.
Corsage à VÉtrurie. — Dames de l’époque du Consulat;France, 1802 ; 408-409.
Corsaletto. — Corset des paj'sannes italiennes, 468.
Corselet (justaucorps). — Armure défensive composée deplaques de métal assujetties à des pourpoints de peau; Eu-rope, moyen âge, 217, 218.
Corsèque. — Arme des fantassins corses : hallebarde munied’un dard et de deux oreillons; Europe, moyen âge, 219.
Corset. — Vêtement garni de baleines placé sous la robepour maintenir les seins et envelopper étroitement la taille.Les corsets du seizième siècle avaient des éclisses de bois oude métal. 211, 246, 264, 265, 266, 280, 353, 354, 355, 398.Voir Basquine, Corps, Corsage, Cotte.
Corset sangle, corset court. — Voir Surcot.
Corymbus (xopup.ëo;). — Coiffure qui, réunissant les che-veux en touffes sur le haut de la tête, rappelait les co-rymbes du lierre ; les Athéniens donnaient le nom de cro-byle à cette disposition de la chevelure féminine, 56-57.
Coskei. — Domestique japonais, 99.
Cotelle. — Pourpoint collant lacé par derrière; France,qua-torzième siècle, époque de Charles V, 211.
Cothurne (xôQopvo;). — Haut brodequin d’origine grecque,devenu la chaussure des acteurs tragiques dans l’antiquité ;le cothurne était aussi porté comme marque d’autorité oude rang. Cothurno versatilior, «. plus changeant qu’un co-thurne », épithète donnée à l’homme versatile par rappro-chement avec le cothurne dont on pouvait indifféremmentchausser l’un ou l’autre pied, 47.
Cotillon. — Voir Cotte.
Cotte (cotte, cotelle,keutuele, hérigaut, cotte hardie, cotillon). —La robe de dessous couverte parle surcot ; vêtement à l’usagedes deux sexes pendant le moyen âge. La cotte cesse d’être