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[Tome I.]
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portée par les hommes à l’époque où se produit la mode desvêtements étriqués, c’est-à-dire vers le quatorzième siècle ; lacotelle, le gipon ou le pourpoint la remplacent. Dans le cos-tume féminin, la cotte, longtemps dissimulée par le vête-ment de dessus, ne laisse d’abord apparaître que ses manches,plus tard ses côtés, au moyen du surcot à ouvertures laté-rales, celles que les ecclésiastiques de l’époque ont appelé lesfenêtres d'enfer. La cotte complètement affranchie du surcotest la cotte hardie ; innovée au quatorzième siècle, elle consisteen une robe ajustée sur la poitrine et portée sans ceinture.La cotte reprend sou rôle de vêtement de dessous au seizièmesiècle, et au dix-septième, elle reçoit l’appeliation de jupe,tandis que le vêtement supérieur devient la robe proprementdite, 206, 207 et 208, 210, 211, 212, 213, 214, 223, 246, 247 èt248, 249 et 250, 251, 264, 265, 266, 267, 269, 273, 274, 276et 277, 279, 280, 289, 311, 328. Voir Cotelle, Jupe, Man-tei, Pourpoint, Robe, Surcot, Surcotte.

Cotte d’armes ou sui'cot d’armes. — Espèce de casaque queles chevaliers mettaient par dessus leur armure; Europe,moyen âge, 201, 202, 203, 206, 207 et 208, 209, 210, 217, 253.Voir Hoqueton, Journade, Soubreveste, Tabard.

Cotte à chevaucher. — Justaucorps très étroit, sorte decotte hardie propre aux gentilshommes ; Europe, moyenâge, 204, 213, 222.

Cotte de fer. — L’ensemble de l’armure de guerre duquinzième siècle, 219.

Cotte de mailles. — Vêtement de guerre fait de peau garnieextérieurement d’un tricot de mailles de fer; Europe, dou-zième, treizième et quatorzième siècles, 201, 202, 203, 207,208, 209, 210, 218, 254. Voir Haubert.

Coubertie. — Manteau des Auvergnats, l’ancien sagum.Lorsqu’il est vieux et rapiécé, on l’appelle argo peilloux, 484.

Coudes (petits). — Voir Paniers.

Goudière. — Demi-manclie indépendante de la cotte hardiechez les femmes, et du pourpoint chez les hommes ; Europe,quatorzième siècle, 206. Voir Cubitièiie.

Couette. — Voir Coussin.

Coula. — Bonnet persan, 135 et 136, 141. Voir Kulau.

Coule ( cuculla ). — Robe monacale à l’usage des Bernardinset des Bénédictins, 198.

Coulevrine, Couleuvrine. — Ancienne bouche à feu àtir direct ; ainsi nommée par la couleur du métal et saforme allongée qui lui donnaient quelque ressemblance avecune couleuvre.

Couleuvrine à main. — Celle qu’nn homme pouvait porteret tirer ; elle a été la première en usage. Voir Trait avoudke.

Couleuvrine à crochet. — Pièce plus forte, qu’un crochet ouune saillie de métal arrêtait, dans son recul, à un obstaclefixe. En augmentant les proportions des couleuvrines à cro-chet, on arriva à produire des bouches à feu qui firent l’of-fice des canons modernes.

Couleuvrinier. — Le fantassin porteur de la couleuvrine àmain.

Europe, quinzième siècle ; 220, 253.

Countchoun-cocann. — Le porte-voix des Botocudos ;Amérique du sud, 76.

Coupoles. —■ Voir Paniers.

Courante. — Danse française ; seizième et dix-septièmesiècles, 328, 362.

Courdy. — Habit d’été à l’usage des deux sexes en Perse,147. Voir Cadeby.

Coureur. — Nom donné aux valets d’autrefois qui couraientdevant les voitures des seigneurs pour que le passage leurfût libre ; Europe, seizième, dix-septième et dix-huitième siè-cles, 274, 360.

Couronne (corona, xopomç; stephanos, gïz$<xvÔQ. — Lacouronne, emblème de la royauté, a pour origine la bande-lette ou diadème. Les empereurs romains eurent la couronnede laurier, celle ornée de perles ou de pierres, et la couronnedite radiale. Les empereurs byzantins adoptèrent une cou-ronne couverte. Celle des rois de France eut des formesvariées ; la plus moderne rappelait celle de Charlemagne etconsistait en une couronne fermée. Chez les Grecs et les Ro-mains, il y avait des couronnes triomphales, militaires, desacrifices, de festins, de jeux publics. Les femmes de rangélevé avaient parmi leurs coiffures, une couronne defeuillage en or, 21, 38, 40, 181, 182, 183, 184, 186, 189, 200,208, 210, 211, 214, 27 7, 285, 286. Voir Diadème, Mitre,Tiare.

Couronne à la ducale. — Italie, seizième siècle, 287.

Couronnes de fleurs, de lautier . — En usage dans les fes-tins de l’antiquité, 23.

Couronne funéraire. — Antiquité, 31.

Couronnes nobiliaires. — 187, 205, 206, 207, 210, 211, 212,216, 219, 246, 247 et 248, 251, 253, 286.

Couronnes nuptiales. — Norvège, 413, 414, 415, 417.

Couronne de lumières ou roue. — Lustre d’église d’ungrand diamètre et à plusieurs godets; Europe, moyen âge,197.

Courtah. — Chemise indoue, 130.

Courte-pointe ( coustepointe , keutespointe). — Grande cou-verture doublée et piquée que l’on posait sur les bancs ettous les meubles pouvant servir de sièges ou de lits derepos ; 293. Voir Couvertoir.

Courtine. — Rideau de lit. Au moyen âge, le lit placé ha-bituellement dans un angle était entouré d’épaisses courtines ;bien abrité, il formait une espèce de clôtel , cabinet clos. 185,190-191, 223, 227, 232.

Coussin {carreau, cheuche, couette). — Sac rembourré de laineou de plume ; s’entend aussi, au moyen âge, comme oreiller.227, 232. .

Coustel, Coustillier. — Voir Couteau.

Couteau (coulteaux, cotel, coustel, cuteal, cutel, knivet). — Dé-signation générale de plusieurs armes de main et d’hast.

Coustel (gros). — Trousse contenant un grand couteau, unou plusieurs petits, une fourchette, un poinçon, une lime,des forsetes ou ciseaux, un briquet et un tire-bouchon ; Eu-rope, moyen âge, 399.

Coustet à plates. — Anne fine et tranchante en usage dèsle treizième siècle ; elle accompagnait la grande épée dansl’armement des chevaliers. On la portait dans le milieu dela ceinture ; France, moyen âge, 203, 220, 253.

Coustillier , guisa/miier, satellite, rougier. — Soldat à la suitedes gens d'armes armé de la rouge, espèce de long couteauemmanché au bout d’un bâton ; France, quatorzième et quin-zième siècles, 218, 220.

Couteau bayonnais. — Nom primitivement donné à labaïonnette, 343.

Couteau de brèche. — La hache à long manche du fan-tassin ; France, quinzième siècle, 220.

Couteau (grand). — Voir Miséricorde.

Couteau à scie. — Arme dont faisaient usage les coustil-liers pour achever les hommes d’armes lorsqu’ils étaient àterre, 218.