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Émail. — Insigne fleurdelisé que les hérauts d’armes deFrance portaient sur leur poitrine, 218.
Émail de Transylvanie. — Joaillerie hongroise, 460.
Emareth-Berathy. — Diplôme que le sultan envoie, enmôme temps que le manteau d’investiture, au schérif de laMecque ; Turquie, 160.
Embira. — Écorce filamenteuse dont les Puris font leurs ha-macs; Amérique du Sud, 76.
Emblema. — L’une des deux épaisseurs de la semelle de lacrèpide; chaussure antique, 47. Voir Cattuma,
Émouchoir. — Voir Flabellum.
Enam Kécesst. — La boite de dépêches que portent aveceux les Zcibek; Turquie, 177.
Enarmes. — Jeu de courroies qui maintenait le bouclier surl’avant-bras et la main ; antiquité et moyen âge, 15, 25-26,201. Voir Guiue.
Encensoir ( turibulum, thuribulum ).— Cassolette suspendueà des chaînes, 13, 196. Voir ÀMSOinn.
Endéroum. —Habitation réservée aux femmes ; Perse, 138,143.
Endromis (svopofju;).— Brodequins; chaussure grecque,36-37.
Enfant d’honneur. — Nom donné aux pages du roi ; France,quinziéme siècle, 218.
Enfant {coiffure à V). —Dames de l’époque Louis XVI;France, fin du dix-huitième siècle, 389.
Enfantement ( bague à V). — France, règne de Louis XVI,391-392, 398.
Engageantes. — Larges manchettes de lingerie à un seulrang, modes féminines; France, dix-septième siècle, 354, 355,371.
Engano. — Leurre d’étoffe rouge destiné à effrayer le taureau ;fiestas de toros; Espagne, 470 et 471.
Enmorache, Morache. — Nom donné, pendant le moyenâge, à la guitare moresque, 192.
Enseigne. — Signe militaire sous lequel se rangent lessoldats selon les corps ou les partis auxquels ils appartien-nent. Son usage remonte aux premiers temps historiques.Les Egyptiens avaient pour enseignes les images de leursdieux ; chez les Grecs des temps héroïques, c’était un bou-clier, un casque , une cuirasse portée au bout d’une lance.Les Romains eurent plusieurs enseignes dont l’aigle fut laprincipale. Au moyen âge, le mot était appliqué non seule-ment aux différentes espèces de drapeaux, mais aussi au crid’armes, à la bande, à la croix, au bijou fixé sur le chapel, àtoute marque distinctive. — Titre autrefois donné à toutofficier portant une enseigne, drapeau ou cornette, 1, 4, 15,34, 35, 36-37, 56-57, 202, 275, 342, 455. Voir Aigle, Aqui-lifer,- Bannière, Boutschouk, Concoivdia, Coiinetth,Dragon, Drapeau, Étendard, Flammula. Gonfanon,Guidon, Imaginarius, Labarum, Manipule, Pennon, San-glier, SlGNIFEU, SlGNUM, VEXILLUM, VEXILLARIUS.
Enseigne du mal de dents. — Mouche grande comme unemplâtre que les dames de l’époque de Louis XIV s’appli-quaient à la tempe ; France, dix-septième siècle, 354.
Entari. — Robe de dessus à l’u9age des deux sexes ; Turquie.
— Entari de koutnou. — Celui fait d’une solide étoffe de soie,175, 176, 177, 178, 179, 180, 182, 462.
Entoilage simple. — Réseau de dentelle dont ou faisait levoile des dames veuves; France, seizième siècle, 273.
Entresolèes (pièces). — Architecture intérieure du dix-septième siècle ; France, 348.
Entrichon. — Cheveux postiches que l’on plaçait dans lesparties de la tête qui en étaient dépourvues ; dames grec-ques, 21.
Eoud. — Instrument à cordes pincées, transporté en Espa-gne, au huitième siècle, par les Maures et que les croisésrépandirent en Europe pendant le douzième siècle ; Veoudest devenu le luth, 192.
Épaulette. — Costume civil ; couture, galon, partie saillanteplacée sur l’épaule. Pourpoint , surcotte à épaulettes; hommeset femmes des seizième et dix-septième siècles ; France, 268,273, 276 et 277, 278, 280, 287, 289, 311, 327, 328. Voir Aile-ron, Mancheron.
— Costume militaire ; ornement et marque distinctive dugrade. C’est eu 1762 quon la donna aux officiers; ceux-ci,qui l’accueillirent mal, lui donnèrent le nom de « guenilleà la Choiseul ». Les épaulettes n’étaient alors que des pattes ;elles devinrent à franges sous le règne de Louis XVI ;France, dix-huitième siècle, 383, 385, 386, 400.
Épaulière. — Pièce d’armes qui relie les brassards à la cui-rasse, couvre l’épaule et complète la défense du corps. Dansla seconde moitié du quinzième siècle, l’épaulière de droitechez les hommes d’armes, est raccourcie pour leur permettre,de coucher plus facilement le bois de la lance sur l'arrêt-ferme de la cuirasse. — Chez les chevau-légers, ainsi quechez les hommes de pied du moyen âge, la défense desépaules est assurée par de petites épaulières, par des ron-delles ou des pièces de mailles ou goussets. Antiquité ; Eu-rope, moyen âge, seizième et dix-septième siècles, 25-26, 36-37,94-95, 96-97, 217, 219, 253, 254, 256, 257, 258, 259, 260, 262.Voir Passe-gardes ou Gaiide-Collet.
Épée ( gladius, — Arme offensive et défensive. Chez
les anciens, l’épée était généralement courte; les Grecs laportaient du côté gauche et les Romains du côté droit.Les épées des chevaliers du moyen âge étaient fortes et lon-gues, et, la plupart du temps, se maniaient à deux mains.—Au seizième siècle, elles affectent des formes diverses, sur-tout dans la poignée, qui devient très compliquée avec sesgardes, ses contre-gardes, ses pas-dé ânes, etc. — C’est à partirdu règne de Louis XIII qu’on adopte l’épée d’escrime; oneut alors des épées en pistolet, à coquille, à garde-en croix, enpanier, en grille, en miséricorde, en spatule, à l'espagnole, à lasuisse. C’est aussi au dix-septième siècle que vint l’habitudede porter l’épée en tout temps et en tous lieux, usage quisubsista jusqu’au commencement du dix-neuvième siècle, épo-que où Vépée de parade faisait encore partie du costume d’é-tiquette, 15, 16, 25-26, 34, 36-57, 48-49, 50, 54, 56-57, 59,69, 156, 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207 et 208, 209, 210,211, 217, 218, 219, 220, 222, 238, 253, 254, 255, 256, 257,258, 260, 261, 262, 268, 270, 271, 272, 273, 275, 278, 280,283, 285, 286, 301, 311, 320, 321, 327, 328, 336, 340, 342,343, 351, 352,354, 359, 360, 364, 368, 370, 372, 380, 381,382, 383, 384, 385, 386, 387, 391-392, 400, 425 et 426, 449,450, 451. Voir Alfange, Claidheamb, Claymore, Coüstela plates, Espadon, Flamberge, Gladius, Rapière, Sa-bre, SCAMASAXE.
Êpée d'arçon ou de grand estoc. — Elle se suspendait à l’ar-çon, du côté droit; l’homme d’armes avait en même tempsson épée de ceinturon qu’il portait du côté gauche. Europe,quinzième et seizième siecle, 262.
Êpée de connétable. — Êpée de cérémonie; France, moyenâge, 218.