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Tome III.
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hommes. Elles sont semblables dans toutes les classes. Celles des riches sont en soie, les autressont de toile ou de calicot. Sur la grande robe traînante en soie, on brode les armes de la fa-mille, dans le dos et sur les manches, comme on peut le voir aux n os 1 et 2.

On peut observer aussi au n° 1 comment on relève, pour la marche, la robe traînante, etoù s'arrête l’ouverture de ses larges manches. Ces manches sont fermées par le bas parcequ’elles servent de poche; les Japonais n’en pratiquent pas d’autre dans leurs vêtements. Onse sert du devant de la robe et surtout de la ceinture pour les dilférents objets que l’onporte sur soi, comme l’éventail et le papier blanc et fin qui remplace nos mouchoirs depoche (voir n° 5 ). Ces carrés de papier passent dans la manche lorsqu’on s’en est servi et quele lieu où l’on se trouve ne permet pas de s’en débarrasser. Enfin, l’usage étant pour les in-vités d’emporter ce qu’ils ne peuvent manger, c’est encore là, dans cette manche, qu’aprèsavoir enveloppé avec du papier les parties délicates qui ne doivent pas être confiées aux pa-niers apportés exprès par les domestiques, les convives mettent les friandises.

La large ceinture des Japonaises est en soie et fait deux fois le tour du corps ; la position,du nœud de l’obi indique si celle qui le porte est mariée ou non. Les filles ont ce nœud der-rière le dos (voir n° 2).

Toutes les femmes parent leur chevelure de fleurs, de rubans et d’épingles, mais aucune neporte de boucles d’oreilles ni de bijoux d’aucune sorte. Et quoique le Père Charlevoix aitparlé de perles ou pierres de prix placées au-dessus de l’oreille gauche, on doit croire quequelque loi somptuaire est la cause de l’abstention générale des Japonaises.

Nous avons parlé de l’usage effréné que les femmes font des cosmétiques, s’enduisant le visagede céruse, et se colorant les joues et les lèvres avec les fleurs du carthame. Elles portentune sorte de sachet contenant des parfums ( moi-buhooroo ), mais elles n’emploient pas deparfums liquides, l’usage des mouchoirs de papier ne le permettant vraiment pas.

(Documents photographiques.)