Band 
Tome III.
JPEG-Download
 

]S T ° 15.

Ilalhal. Bracelet en or, servant anssi d’anneau de jambe ;les boules qui y sont suspendues sont souvent desgrelots,

N° 16.

Guerdanlik. Fragment de collier dont le motif centralest une turquoise de forme irrégulière, 'maintenuedans une sertissure en griffe, et contenant une ins-cription arabe en intaille. La rangée supérieure dechaque ornement formant le collier est en forme d’S ;la suite des motifs se relie par de fins anneaux à li-bre jeu ; la double crosse ciselée est surmontée d’uneperle blanche fixée sur une petite rosace ; en bas, dedélicats anneaux mobiles supportent, tantôt des pla-quettes en filigrane ajouré ayant la forme de la pal-me indienne, ou d’autres plaquettes à contour symé-trique, tantôt une espèce de corolle entr’ouverte d’oùsort une perle blanche. Ces fins pendants se retrou-vent exactement les mêmes dans le collier suivant,qui est, comme celui-ci, un exquis travail persan.

N° 17.

Ce magnifique guerdanlik se compose d’une suite depierres, d’agates précieuses, de forme elliptique ré-gulière, serties en griffes, et contenant chacune lenom d’un iman. D’autres pierres, de même nature etde forme semblable, montées de même, mais de dimen-sion moindre, sont disposées en pendants, parmi lesfiligranés et les perles. La fabrication du n° 16 et decelui-ci remonte au seizième siècle.

N° 18.

Fragment d’un collier de caractère rustique, forméd’une suite de motifs semblables en argent doré, sus-pendus chacun par un double anneau à un cordon delaine. Cet ornement, dont le corps est hexagone, al’une des formes des bijoux beaucoup plus grands danslesquels, en Égypte, on renferme des amulettes.

N 08 1 9, 22 et 23.

Colliers irradiants à double rangée. Ces guerdanlik decaractère sobre, plus ou moins sévère, sont de famillearabe; ils se composent d’une plaquette centrale ausommet cintré sur une base rectangulaire ; le fond enest décoré en filigrane, ou se jouent parfois du co-rail, des pierres, des émaux. Des trous latéraux decette plaquette, de chaque côté, part un double cor-donnet enfilant une suite de motifs semblables, ayantla forme allongée d'un gland d'ornement, plus pres-sés par le haut que par le bas, de manière ù les faireirradier; au bas de chacun de ces glands se trouve unpetit anneau fixe dans lequel un anneau à libre jeususpend des glands de figure apparentée aux supé-rieurs, ou, comme an n° 22, des fleurs demi-épanouiesen style sculptural. Les glands supérieurs, comme lesinférieurs et comme ces fleurs d’ornement, ne sontdes rondes-bosses qu’en apparence; leur revers est enplaquette.

N° 20.

Bijou de suspension. Son croissant est décoré en fili-grane ajouré. Du contour inférieur rayonnent des at-taches fixes où passent des anneaux mobiles, d’oùpendent de petits disques filigranés et ajourés aussi,en partie ; travail persan.

N° 21.

Pendant d’oreille, formé d’une petite rosace d’où des-cendent en rayonnant des chaînettes, supportant uncroissant en filigrane ajouré. Ce croissant en or, demême genre que le précédent, a des attaches fixesoù passent des anneaux mobiles aboutissant à despiécettes d’argent qui, tombant verticalement, pas-sent les unes sur les autres, résonnant au moindremouvement, ce qui, comme on l’a vu, est un desgrands charmes de la bijouterie pour les Orientaux,et explique les jeux de sequins, de médailles, qui setrouvent accumulés dans un si grand nombre de leursparures.

Le n° 1 provient de la collection de M m “ Jubinal.

Les n os 2,12,16, 17 et 20 sont tirés de celle de M. Schefer.

Les n os 7, 8, 19, 22 et 23 appartiennent à 1111. de Beaucorps, Rollin et Feuardent. Ils sont reproduits d’après

les photographies de M. Franck : l’Art ancien.

Les n na 3 et 4 proviennent du musée de Cluny ; le n° 6 est au musée du Louvre.

Les n°‘ 5, 9, 10,11, 13, 14,18 et 21 ont figuré à l'Exposition Universelle de 1878, dans la section égyptienne.L'échelle de nos réductions, un peu incertaine pour les documents photographiques, se chiffre exactement pourles bijoux relevés par nos soins, comme les n" s 3, 4, 6, 18, etc.; elle est de 75 mill. pour 140.