K»» 3 et6.
N° 1.
Le Templier primitif.
L’habit des chevaliers était blanc et porté d’abordsans croix ; ce n’est que plus tard qu’on y ajoutaune croix rouge. Les chevaliers seuls avaient l’habitblanc, qui les distinguait des autres membres de cettecélèbre association. Cet habit de chevalier ne diffé-rait qu’en très peu de chose, selon le climat ; il étaitplus ou moins long, sanB excès. Trop court, on le te-nait alors pour indécent; trop long, il sentait la va-nité. Les deux extrêmes étaient prohibés. En tempsde guerre, il était permis de le retrousser avec uneceinture, pour faciliter les mouvements. On sait quel’ordre, fondé en Palestine en 1118, comprenait pources moines-chevaliers, outre les vœux ordinaires dechasteté, pauvreté et obéissance, l’engagement deporter les armes contre l’infidèle et de protéger lesvoyageurs et les pèlerins.
N° s 2 et 8.
Carmes dans leur ancien costume.
Ces moines abandonnèrent la Syrie et vinrent en Eu-rope à la suite de la paix conclue avec les Sarrazins,en 1229, par l’empereur Frédéric. Quoiqu’ils parais-sent n’avoir jamais su eux-mêmes quelle était préci-sément la première forme de leur habillement, il estcertain que ces religieux, en passant d’Orient en Eu-rope, avaient sur leur manteau ou kappa de grandesraies voyantes ; on les appelait les Barrés. La chro-nique attribue cette singularité à la volonté desSarrazins, qui ne purent souffrir que les Carmes eus-sent des manteaux blancs, ce qui n'était permis qu’àleurs chefs. Les monuments représentent, avec desintensités diverses, les bandes foncées de ce vête-ment. Dans les anciennes peintures des couvents deLouvain et de Cologne, les bandes étaient blancheset noires ; à Anvers, dans l’ancienne cathédrale deSalamanque, ainsi qu’à Paris, dans l’ancien cloîtredes Carmes de la place Maubert, elles se montraientblanches et tannées. Les quelques carmes amenés dePalestine par saint Louis avaient, sous leur chapebarrée, une robe brune. En 1287, les carmes prirentla chape blanche et commencèrent à porter le scapu-laire ; à la fin du treizième siècle leur costume consis-tait en une robe noire avec capuce et scapulaire demême couleur, que recouvraient une ample chape etun camail blancs. Ceux qui vont pieds nus, les car-mes déchaussés ou déchaux , ne datent que du sei-zième siècle.
Religieux mingrèlien, en habit ordinaire dans la mai-son, et en habit d’hiver.
L’ordre, toujours existant,auquel appartient ce religieux,a une origine aussi ancienne qu’obscure ; les Géor-giens passent pour s’être convertis à la foi chrétiennedès la fin du premier siècle, et l’institution monastiqueremonte peut-être à cette date. Les moines mingré-liens ne se distinguent pas des séculiers par leur vê-tement, imitant en cela, comme le remarque Chardin,les ecclésiastiques hébreux. « Hors de leurs fonctionssacerdotales, dit ce voyageur, ils paraissent aussimal vêtus que la plupart de leur nation. » Leur ha-bit consiste en une chemise de grosse toile, renfer-mée dans un caleçon ou pantalon étroit ; ils ontuneespèce de veste courte, ou, selon la saison, un feutresemblable à la chlamyde des anciens, que l’on meten passant la tête dedans et que l’on tourne à vo-lonté pour se garantir du vent ou de la pluie. Ce plu-vial ne couvre que la moitié du corps et ne tombe quejusqu’aux genoux. La chaussure est une semelle debuffle sans apprêt, attachée aux pieds avec une cour-roie de même peau, et lacée par dessus. Dans cessortes de sandales, les pieds ne sont guère moinsmouillés que s’ils étaient nus. Il n’y avait, au tempsde Chardin, que les moines et les ecclésiastiquesqui fussent dans l'usage de laisser croître leurs che-veux et leur barbe ; cela servait à les distinguerdes laïques. Une calotte et un bonnet par dessus,de couleur noirâtre naturelle, forment la coiffure.On dit que ces moines ignorants, qui font consistertout leur devoir dans le jeûne et la prière, sont peuconsidérés, à l’exception de ceux qui exercent desfonctions sacerdotales.
N° 4.
Moine arminien de l'ordre de Saint-Antoine,dans la Morée.
Cet ordre fut fondé au dix-septième Biècle par un con-verti nommé Mochtar, qui en fut le premier abbé.L'habillement de ces religieux consistait en une robetombant sur les talons, serrée d’une ceinture de cuirlarge d'environ trois doigts ; une autre robe par des-sus, mais plus courte que la première, et ouvertepar devant, avec un grand manteau et enfin un ca-puce assez large, le tout de couleur noire.
N" 6.
Moine acèmete ou studite ; Syrie.
Le moine Alexandre avait fondé cet ordre au com-