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Tome III.
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mencement du cinquième siècle; le premier mo-nastère fut bâti sur les bords de l’Euphrate. Aprèss’être étendue et avoir vécu pendant plusieurs siè-cles avec une splendeur d'un lustre inégal, cette ins-titution disparut entièrement. On donne le costumede ces acémètes ou Btudites comme ayant été com-posé d’une robe longue, à manches étroites ne pas-sant pas les poignets. Le pardessus était une espècede chape, ouverte par les côtés, qui retombait ens’areondissant devant et derrière ; sur le devant decette chape, vers la poitrine, il y avait une doublecroix rouge ; un petit capuce attaché à une mozettecouvrait les épaules en retombant sur la poitrine ;le tout était vert. Ces moines laissaient croître leurscheveux et leur barbe, qu’ils avaient fort longue.

N° 7.

Chanoine séculier du Saint-Sépulcre, avant la perte' des Lieux Saints.

C’est là encore une institution qui a vécu. Ces chanoinesqui prétendaient faire remonter leur origine au tempsdes Apôtres, ne paraissent avoir été constitués régu-lièrement pour desservir l'église du Saint-Sépulcre,à Jérusalem, qu’en 1099, par Godefroy de Bouillon.Répandus en Europe, ils furent supprimés par In-nocent VIII, en 1484. L’habit qu’ils portèrent avantla perte des Lieux Saints est donné comme entiè-rement blanc ; il se composait d’une tunique, d’unmanteau et d’un capuce; ces religieux portaientla barbe longue. Cette institution qui s'était étendueen Occident, a varié dans ses formes, selon les paysoù elle s’est trouvée.

N 08 9 et 14.

Religieuses de la Géorgie et de la Mingrélie ; ordre desBères (soumis, comme celui des hommes, aux vœuxmonastiques). (Voir n 08 3 et 6).

Les religieuses géorgiennes et mingréliennes, de l'or-dre des Bères, portent un costume qui ne diffèrepas des vêtements en usage parmi la populationqui les environne : sa seule marque distinctive c'estqu’il est noir. A cela près, et comme toutes les Géor-giennes , la religieuse est vêtue à la persane ; Bonjustaucorps court et sans manches est le courdy,l'habit d'été des hommes et des femmes en Perse.En automne, ce vêtement est doublé de fourrure ; enhiver, il est plus long et pourvu de manches; il s’ap-pelle alors cadeby . Les caleçons et le voile ont ce

même caractère d’usage général. Enfin, lorsqu’ellessortent, ces religieuses masquent leur visage avec lapercale épaisse du roubend, dont l’ouverture en treil-lis est ménagée à la hauteur des yeux ; c’est la seulepièce de leur costume qui soit de couleur blanche.L’origine de ces Bères est inconnue ; on ne sait pasle nom de leur fondateur ou fondatrice. Elles con-servent dans leur vie monastique une certaine li-berté ; leurs vœux ne sont pas irrévocables, et leurretour au monde dépend absolument de leur volonté.

N”* 10 et 13.

Anciennes religieuses <T Orient.

Cet ordre aurait été institué au troisième ou quatrièmesiècle de l’Église, en Égypte, par sainte Sincléti-que. En réalité, on ne sait ni dans quel siècle, nisous quel empereur il a vécu ; l'institution et l’exis-tence même de l’institutrice sont révoquées endoute. Le père Hélyot a établi le costume qu’ildonne à ces religieuses d’après la description qn’ilen a trouvée dans le Traité de la virginité, attribuéà Athanase. L’habit, n» 10, se compose d’une robeou tunique, d’un manteau fermé de toutes parts,véritable dalmatique, d’un voile de tête qui recouvreun bandeau de laine blanche encadrant le visageà la manière d'une guimpe ; la couleur de la chaus-sure est indécise; quant à celle de l’ensemble duvêtement, elle est d’un roussâtre tendre, celle de larose séchée. La figure n° 13 est habillée dans lemême genre, avec plus de simplicité ; le manteauest plus court et moins étoffé ; robe et dalmatiquesont de même couleur qu’en l’autre exemple. Il n’ya pas ici de guimpe ; le voile est noir et fixé sur latête par un bandeau de laine blanche.

N» 11.

Religieuse arménienne.

L’ordre de ces religieuses aurait été institué en Armé-nie, vers le commencement du quatrième Biècle, parsaint Grégoire VTlluminateur. Il paraît que rien n’estplus incertain que cette origine. H n’y a aujour-d’hui de religieuses arméniennes catholiques quecelles qui habitent les monastères situés dans uncanton appelé Abrester, près de Naxivan, dans l’Ar-ménie persane; toutes les autres suivent les doc-trines de l’Église arménienne. L’habit de ces reli-gieuses est composé d’une espèce de robe noire, courte,à manches médiocrement larges, s’arrêtant vers lemilieu de l’avant-bras ; elles ont un manteau égale-