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Tome V.
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ennemies de toutes les dames du voisinage. Parfois au collier de perles pendait un nœudde brillants (voir n° 6) que l’on appelait le boute-en-train ou le tâtez-y (Boursault, d’aprèsM. Quicherat). Toutes les dames portaient aussi l’éventail, en hiver comme en été, pourleur servir de contenance. Cet objet, importé de l’Orient pour remplacer les patenôtres desgrand’mères, avait alors la forme de demi-cercle, qu’il a conservée, se développant et serefermant comme aujourd’hui. Il était d’une peau très mince, ocaignèe, c’est-à-dire parfumée;ou bien c’était un morceau de papier, de taffetas ou d’autre étoffe légère, monté sur depetits bâtons (les flèches) et enjolivé de morceaux de diverses matières, bois, ivoire, écaillede tortue, baleine, roseau; le nombre des flèches ne dépassait guère la vingtaine.

Les n os 7 et 11, où sont représentées des dames de qualité en costume de ville, four-nissent l’exemple de l’écharpe. Ce vêtement étoffé, toujours en taffetas, servait alors à secouvrir la tête et les épaules lorsqu’on sortait en déshabillé; il se composait de deux parties,le corps et les pendants. On l’attachait en haut, à l’arrière du collet de la robe, et il venaitpar devant se poser tout le long du parement où il s’arrêtait. Les devants s’assujettissaientavec deux cordons qui se nouaient par derrière au-dessous du corps de l’écharpe. Cetajustement formant la coquille par en bas, s’adaptait sur la manche ; les pendants, s’atta-chant par devant, descendaient des deux côtés comme une étole, mais beaucoup plus larges ;ils étaient garnis de falbalas, de franges de soie ou même de dentelles. On appela ces écharpesdes capes. Quant aux manchons portés par ces deux dames en toilette d’hiver, ils étaientalors de plus en plus à la mode. Ce sac fourré se faisait avec toutes les sortes de peaux quientrent dans le commerce de la pelleterie, comme martres, tigres, ours, loups-cerviers, re-nards, etc. Les marchands merciers en faisaient encore en étoffes et en plumes. Ces man-chons servaient de niches à de tout petits chiens qu’il était de bon ton de porter avec soiet qui ont reçu le nom de chiens-manchons.

Nous avons parlé des criardes tenant lieu du vertugadin et précédant les paniers : nous n’yreviendrons pas, non plus que sur le manteau ou volant faisant la queue, ni sur les pretin-tailles et les falbalas. Nous ferons seulement remarquer que les jupes des robes ornées debroderies d’argent sont beaucoup moins chargées qu’elles ne l’avaient été peu d’années au-paravant, époque où le poids en était devenu insupportable. Les.manches étaient toujours desdemi-manches; les manchettes profondes, les engageantes, étaient aussi plus légères et à unsimple rang. L’avant-bras était recouvert par le gant. La chemise apparaissait au haut ducorsage. Le corset était ouvert ou fermé, selon le caprice.

( Documents communiqués par M. Ovigneur, de Lille. )