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Tome V.
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ajoutaient à leurs obligations plutôt que de rechercher à en retrancher. » Le pantalonne déplaisait pas qu’aux chefs de corps qui lui trouvaient un air de négligence : il déplutd’abord, malgré sa commodité, aux soldats eux-mêmes qui préféraient avoir à boutonner lesvingt-quatre boutons de leurs guêtres.

Les trois couleurs adoptées par la garde nationale de Paris après la prise de la Bastille,devinrent les couleurs nationales ; jusqu’alors la nation n’avait pas eu de couleur à elle. C’esten juin 1791 seulement que le drapeau tricolore fut donné à toute l’armée. Dès 1790,l’Assemblée nationale avait rendu un décret qui obligeait les colonels des régiments à rem-placer la cravate blanche des divers drapeaux, étendards et guidons par une cravate tri-colore, rien n’étant encore changé au reste de l’enseigne. Ce n’est que le 20 mai 1794,que la Convention, sur un rapport du Comité de salut public, décréta l’ordre des couleurs :le bleu près de la hampe, le blanc au milieu, le rouge flottant dans les airs. Les symbolesfurent des plus variés. Les drapeaux des demi-brigades, conservés au Musée d’artillerie deParis, montrent que l’on usait dans l’armée d’autant de fantaisie que sur les drapeaux de lagarde nationale où se trouvent des fleurs de lis, des bonnets rouges, des croix, des hachesde licteurs, Notre-Dame, la Bastille enflammes, etc. — Le drapeau pendant le combat (n° 9)était porté par un sergent.

Le tambour-major, n° 15, porte la culotte de daim serrée à l’écuyère, de fines bottes à re-vers, le frac des officiers, le sabre-briquet du soldat, le chapeau empanaché, les pistoletsà la ceinture, et en sautoir l’étui des baguettes de tambour ; sa canne à grosse pomme estficelée de corde à boyau et ferrée.

La substitution de chabraques en peau de mouton aux chaperons de selle est la plus im-portante modification de l’époque, en ce qui concerne la cavalerie. Pour les chasseurs à che-val, l’habit fut remplacé par le caraco. Enfin à la variété des couleurs qui existait déjà pourles régiments de hussards, s’ajoute le noir des hussards de la mort, organisés par Dumouriezau commencement de 1793.