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Tome VI.
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N° 27.

près une gravure de Corneille de Bruyn empruntéeà ses Voyages par la Moscovie (1708; traduits enfrançais en 1718).

N° 25.

Un prince Réprimé. D’après une gravure du mêmeouvrage.

N° 26.

Pierre-le-Grand vêtu d’un caftan appelé polonais.

Le prince Pierre Repnine. D’après une gravuredes Voyages d’Olearius (1G47).

N° 28.

Le boïar Léon Narischkine. D’après un tableau du dix-septième siècle conservé au musée de l'Ermitage tiSaint-Pétersbourg.

Aucun empire au monde ne présente une diversité de races semblable à l’agglomération decelles qui peuplent la Russie. Un ethnographe anglais, Latham, lui donne le nom d’Empiredes Quarante-quatre peuples ! Ce n’est pas ici le lieu d’aborder le problème tant discuté del’origine de la race indigène de ce qu’on appelle la grande Russie, à l’est du Dniepr, et endeçà de la Volga, la controverse portant principalement sur cette vaste contrée, qui est la Mos-covie centrale. La population primitive se serait composée d’Altaï-Ouraliens, appartenant à larace touranienne, et elle aurait été eiisuite absorbée par des Slaves. Il n’est pas question ici dela Russie occidentale, ou plutôt de la Ruthénie, en deçà du Dniepr et de la Duna, contréeessentiellement slave et qui resta, pendant plusieurs siècles, unie politiquement avec la Polo-gne jusqu’au partage de cette dernière. Quoi qu’il en soit, il paraît certain que la nationalitégrande-russienne s’est formée du mélange des colons slaves, venus de l’ouest et du sud-ouest,avec diverses tribus finnoises, mongoles et turques. Aujourd’hui encore, « presque immédiate-ment à l’est du confluent de la Volga et de l’Oka sont éparses, en îles plus ou moins grandes,des populations non slaves, ouralo-finnoises vers le nord, mongolo-turques vers le sud. A l’occi-dent de la Russie, d’autres Finnois : au nord les Tavastes et les Karéliens, au sud les Ehstes etles Ingres, occupent le littoral du golfe même où est fondée la capitale de l’empire. Au suddes Ehstes s’étend le domaine d’une autre nationalité, aryenne et parente des Slaves, et néan-moins bien distincte, celle des Letto-Lithuaniens. Enfin, au sud, des Tartares, peuplent en par-tie la Crimée, tandis que des Roumains, Daces latinisés, occupent la partie sud-occidentale dela Russie, entre le Prout et le Dniestr, sur les deux bords de ce fleuve dans sa partie infé-rieure, et même en certains endroits jusqu’au Boug. » (Élisée Reclus.) Ce croisement desraces est facile à reconnaître aujourd’hui même dans les traits physiques du vrai Russe, et lemélange de plusieurs éléments ethniques bien différents entre eux se reflète jusque dans lecaractère complexe de cette race composite.

Cette diversité doit se reproduire nécessairement dans les costumes. L’absence de documentsne permet pas de déterminer exactement ceux de la période la plus ancienne. Cependant, ilparaît certain que la partie slave de la population obéissait sous ce rapport aux traditions com-munes de la race, sous la réserve des modifications exigées par la variété des climats d’uneaussi vaste contrée ; de même que les éléments finnois et mongols suivaient les coutumes deleurs ancêtres respectifs.