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Tome VI.
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coude par une série de petits boutons ; en une large ceinture et en un manteau retenu par desagrafes armoriées ou en diamants. Au quatorzième siècle la robe devint plus collante à la taille,et le costume, en général, plus fastueux. Les jeunes filles portaient les cheveux flottants, retenuspar une bandelette, ou bien reliés en deux nattes ; plus tard elles s’ornaient la tête de couron-nes de fleurs. La coiffure des femmes mariées était d’abord une énorme coiffe en toile (pod-tvilca), qui ne laissait paraître que le visage, remplacée au quatorzième siècle par des bonnetsen étoffes de prix, surtout en brocart, bonnets garnis de perles et bordés de fourrures recherchées.

Il est clair que, comme partout ailleurs, le costume des membres des familles régnantes dif-férait souvent complètement de celui de la noblesse, ou tout au moins s’en écartait dans cer-taines parties.

En ce qui concerne les armes et les armures de la chevalerie polonaise à cette époque, on yremarque une sorte d’éclectisme occidental et oriental. Les armures étaient de mailles, de pla-ques ou d’écailles, et ces dernières se maintinrent depuis le douzième siècle jusqu’au dix-hui-tième. Les casques étaient généralement pointus, forme empruntée à celle du bonnet slave pri-mitif. Le nasal était d’un usage fréquent, et les guerriers du treizième siècle avaient souventles bras nus jusqu’à l’épaule, à l’exemple des anciens Daces. Les armes offensives se composaientd’une large épée droite, parfois recourbée ; d’un long coutelas, d’une lance et d’une arbalète.

Le costume du clergé était conforme à celui de tout l’Occident chrétien ; celui des ordresreligieux non spéciaux à la Pologne suivait la règle commune.

Quant à la bourgeoisie riche, elle empruntait volontiers, à toutes les époques, pour se distin-guer, les costumes étrangers : allemands et italiens surtout.

Ces figures sont extraites du vaste recueil colorié dessiné par 31. 31'ateylco, dont les payes à sujetsnombreux sont autant de tableaux chronologiques de la société polonaise à tous les degrés, de-puis l’an 120Q jus qui en 1795.

Cest avec l’autorisation la plus libérale de Véminent artiste, directeur de l’Académie des beaux-arts de Cracovie, et membre correspondant de l’Institut de France, que nous avons puisé dansla foule des documents dont se compose le grand in-folio des Costumes polonais (Ubiory wPolszcze), publié à Cracovie en 1860, et réédité en 1875. Ce recueil, sans texte, a été complétépour nous par deux de nos souscripteurs, 3131. Adalbert Gerson et Boleslas Laszczynslci, pein-tres distingués de Varsovie qui, mus par un sentiment tout patriotique, nous ont spontané-ment offert un concours des plus précieux : et abord en nous fournissant la provenance origi-nelle des documents empruntés au recueil de M. Mateyko; ensuite en y joignant des études surÏensemble et le détail des costumes de la Pologne, de caractère slave. Enfin 31. Gustave Pcuv-loivslci, l’érudit bibliothécaire de feu 31. Ambroise Firmin-Didot, membre de VInstitut deFrance, a résumé méthodiquement ces divers travaux, dans les cinq notices consacrées aux cos-tumes polonais, en les complétant des renseignements les plus utiles et les plus sûrs, selon les