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Tome VI.
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N° 7.

velours très juste sur le corps, ornée, par devant, delongues rangées de broderies dont le dessin est ré-pété transversalement sur le bord inférieur. Petitesbottes de cuir.

No 5.

Paysan ruthène de Marmaros ;

Hongrie.

La figure énergique du paysan de Marmaros est enca-drée de longs cheveux recouverts d’un chapeau defeutre plat et à larges bords. Cravate de laine. Che-misette aux manches allant en s'élargissant vers lespoignets, et serrée à la taille par une large ceinture àboucles de cuivre. Pelisse sans manches, à fourrureintérieure, dont les bords et les coutures sont brodésde ziczah rouges et verts. A une large bretelle rayéepend une gibecière contenant des provisions de bou-che, ainsi qu'une bouteille d’eau-de-vie de prunes( sliwowitza ). Large pantalon d’étoffe grossière ren-tré dans des bottes de cuir. Gros bâton noueux enguise de canne.

Femme ruthène delà Bukovine.

Haut bonnet brodé, orné, par devant, d’une espèce decocarde enrubannée et couverte de fleurs ; le fondde cette coiffure est entouré de petits faisceaux deplumes. Collier de corail à plusieurs rangs. Chemisebrodée, froncée à l’encolure, et aux longues manchespassant par les ouvertures d’une pelisse de veloursdoublée de fourrure. Large ceinture rayée, mainte-nant une jupe de velours noir très étroite. Petitesbottes de cuir.

Sacher Masoch, dont les vivants récits sur ces popu-lations sont lus en ce moment avec un si vif intérêt,montre ces femmes bottées comme les hommes et fai-sant du cheval un usage aussi fréquent ; cette botteféminine a son langage. Lorsque la femme qui, commepartout, semble avoir tant de peine à prononcer lemot du consentement, lors même qu’elle se sent tou-chée, le oui que lui demande ardemment dans le tête-à-tête l’homme enamouré, c’est en lui tendant sonpied pour qu’il en tire la botte qu’elle lui fait sa-voir qu’elle n’a plus de résistance à lui opposer.

Les Houzoules ou Hutsules sont uii rameau à part de la tige commune du peuple Ruthène.Us se sont mêlés à celui-ci avec le temps, en embrassant la religion grecque et en adoptant eugrande partie la langue ruthène, mais ils ont conservé un très grand nombre de mots quel’on ne rencontre pas dans les divers dialectes ruthènes ; d’où vient leur nom de Hutsüles, onl’ignore, tout en sachant, par exemple, qu’en roumain il signifie cc voleur, brigand. » Ce nom deHutsule vient peut-être de la langue des Roumains qui en auraient flétri leurs voisins, car lesHutsules se donnent un autre nom, celui de Werchowyncè, c’est-à-dire habitants des hautesmontagnes.

An commencement de ce siècle, les Hutsules étaient connus comme des brigands émérites ;quoique leurs mœurs se soient adoucies, ils considèrent encore ce temps comme la plus bril-lante époque de leur passé, et ils conservent toujours une certaine propension au brigandage,qui est leur principale distinction de tous les autres Ruthènes’. Montagnards comme lesKurdes, ils sont, comme ceux-ci, indomptables amateurs de chevaux et aiment à s’isoler aussidu reste du monde. Iis ont, en général, un sens fin et ingénieux de l’ornementation dont ilsusent pour leurs pipes et aussi pour des ustensiles de bois, comme des bouteilles décorées pareux avec un style que l’on rapproche des produits indous.

Les Hutsules ont d’autres vêtements pour les jours de fêtes que pour les jours ouvrables.Le Ruthène n° 5 et le Magyar n° 16, si proche du Hutsule dans tout son accoutrement de mon-tagnard, indiquent déjà des différences ; cependant elles ne sont point complètes. Le costume