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Tome VI.
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EUROPE

JOAILLERIES DE LA PARURE MASCULINE EN HONGRIE. —BIJOUX FÉMININS. — FILIGRANES.

N° 1.

Agrafe du bonnet.

N° 2.

Fragment de l’attache du sabre.

N° 3.

Développement en profil de cette attache.

N 0S 4, 5, 6.

Agrafes du manteau, formant la garniture complète

d'un costume de gala hongrois. Elle est en or, enri-chie d’émaux, et appartient à M. le comte JohannMikes.

N os 7, 8, 9, 10 et 11.

Formant une seconde garniture du même caractère,appartenant à M. le comte Erdôdy Jstvan Tulajdona.

La grande agrafe n° 4 peut servir d’échelle de pro-portion ; de l’extrémité extérieure d’une crosse àl’autre, elle mesure 0 m 32.

Le type de ces joailleries ne remonte guère au delà du XVII e siècle.

L’introduction des fleurs sous leur figure réelle dans 1’ornementation, qui date pour lasculpture des monuments seulement de la fin du XV e siècle, n’a été réalisée dans l’orfèvreriequ’à partir de la seconde partie du siècle suivant, et ce n’est vraiment qu’au XVII e siècle queceux que l’on appelle les petits maîtres, réussirent, par leurs travaux, leurs études gra-vées d’après nature, à mettre à la portée des artisans un mode de production bien éloigné dela convention quasi byzantine dans laquelle ils se renfermaient jusque là.

Les joailleries hongroises dont nous donnons la représentation réunissent et combinent,sans les mélanger, deux principes d’ornementation venus de deux points opposés. C’est la jon-chée capricieuse de fleurs naturelles, dont l’origine est occidentale, jetée sur un fond filigranéde source orientale, de goût asiatique. Ce rapport avec la situation géographique de la Hon-grie est assez curieux pour être signalé.

La flore dont on dispose dans ces parures, n’est pas très riche; ce sont toujours tour-nesols, jacinthes, roses, tulipes, etc., que l’on y rencontre semés, agencés sur leur tige.C’est sur les fleurs et aussi sur les feuilles que portent les émaux et que se combinent lespierres fines et les perles. Tel est le type de cette parure brillante dont, est-il besoin de le