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Tome VI.
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ITALIE

XIX 0 SIÈCLE. COSTUMES POPULAIRES DE ROME.

LES TRASTÉVÉRINS.

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Bartolommeo Pinelli, si estimé par les artislos, graveur fécond, alerte, charmant, est, parexcellence, le dessinateur populaire des choses de la basse Italie, pendant la première partie dusiècle ; né dans le faubourg de Trastévère, il reste le plus exact portraitiste et le meilleurhistorien des Trastévérins, ces laboureurs, jardiniers ou vignerons d’au-delà du Tibre, quise donnent comme les vrais et seuls descendants des Romains.

L’assemblée que nous reproduisons, composée de sgherri romaneschi, tapageurs rodo-monts, querelleurs, prompts à s’emporter, à défier, à se battre, un peu spadassins, qui s’enrô-lent avec empressement pour suivre un chef ardent, hardi, un de ces capo-popoli qui, lesjours de révolution, sont des Rienzi ou des Mas’Aniel, est une des cinquante-deux grandesgravures parues en 1823, où Pinelli, en illustrant le poème de Meo Patacca, une satire romaineouïes scènes populaire^ abondent, mais qui remonte à 1695, ne s’est nullement préoccupé del’ancienneté de l’âge, mais s’est servi des modèles qu’il avait sous les yeux et qu’il connaissaitsi profondément. Il Meo Patacca, un nom populaire un peu ridicule ( Patacca veut direpatard, menue monnaie, petecchia, taquin; Meo, probablement l’abréviation de Bartolommeo)est un récit plein d’observations, où la langue, les allures locales sont retracées avec unevérité qui lui a valu un immense succès, et des plus durables parmi le peuple. Ecrit parGiuseppe Bernari dans le dialecte populaire de Rome, il lingguagio romanescho, c’est un deces poèmes comiques ( giocoso ) dont le badinage n’appartient qu’aux populations assez fines,assez bien douées, pour savoir rire d’elles-mêmes, c’est-à-dire de certains excès de leur ca-ractère. Le sujet consiste dans l’émotion causée à Rome lors de l’investissement de Tiennepar les Turcs ; nouvelle aggravée de la fausse annonce que l’étendard de Mahomet flotte déjà