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Tome VI.
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les localités en vendant du poisson frais, des conserves, des liuiles, n’ont pas la même taci-turnité. Les Maragatos modernes sont déjà un type très altéré; s’ils ont conservé, en géné-ral, la jaquette serrée au corps par une ceinture, les larges culottes attachées au genou, assezamples pour pendre par-dessus la jarretière qui est invariablement rouge; s’ils ont toujoursdes guêtres de drap fixées avec des boutons, ils n’ont plus la fraise qu’on leur a connue autre-fois, ni le chapeau pyramidal représenté sur une médaille que les antiquaires disent celtibé-rienne, et font remonter à l’époque de la domination carthaginoise. Ils portent maintenant lechapeau tronqué à bords assez larges, toujours orné de cordons, jamais de rubans. En Es-pagne on donne le nom de Maragato au costume lui-même.

N 03 2, 3, 8 et 9. — Galiciens, — Le n° 2 est un paysan de la province d’Orense, les troisautres sont de la province de Lugo, en pleine Galice. Nous renvoyons à la notice de la plancheayant pour signe le Patin, pour ce qui concerne les Gallegos dans leur caractère général.Ceux que nous représentons ici appartenant à la province de Lugo, dont la principale villeSantiago a été appelée el orinal de Espaîia, fournissent l’occasion de compléter ce que nousavons dit au sujet de ce pays de montagnes, au climat humide exigeant des précautions dontle costume fermé des habitants est une des conséquences. Le parapluie en est une autre, dansun pays d’averses. Celui du paysan est en coton et de grande dimension. L’homme auquel ilappartient et qui est assis à terre a l’un de ces gilets dont on fait montre, qui font partie ducostume endimanché et que l’on porte sans la veste. Selon l’usage général, ce gilet est en draprouge avec des ornements soutachés dans le dos ; il est passé par-dessus la ceinture, et lors-qu’il est, comme ici, l’objet principal de la parure, les jeunes gens ne le boutonnent guère. Laculotte de ce paysan est à poches sur le côté ; le bas n’est pas boutonné et laisse passer le ca-leçon de toile. Le col droit de la chemise dépasse le col du gilet et, selon l’habitude aussi,n’est point assujetti par une cravate. Le n° 3 représente un jeune paysan célibataire, commel’indique la disposition de sa montera ; les pompons en sont dirigés vers la droite, ce qui estle contraire pour les gens mariés. Ce Gallego robuste, bien pris dans sa taille moyenne,porte un costume sombre, égayé seulement par des rangées de boutons dorés, dont les pièces,de couleurs apparentées, composent un ensemble du meilleur goût que nous ayons rencontréjusqu’ici. Au n° 8, on voit un Gallego d’un âge beaucoup plus avancé; celui-ci, sauf la coiffure,porte le costume complet comme celui que nous venons de voir ; il a la veste à larges reverset à poches extérieures, le gilet traditionnel, rouge, à revers noirs, la ceinture à plusieurstours par-dessus le gilet. La culotte en drap épais est large, non boutonnée jusqu’en bas pourne pas gêner l’articulation du genou; elle laisse voir le caleçon qui est pris dans les guêtres,lesquelles sont de drap, bordé en haut de velours. Cette culotte disgracieuse donne à ceGallego une tournure qui n’explique que trop les romanceros populaires courant sur lesGaliciens. Il y a entre autres une satirilla où il s’agit d’un Galicien inquiet de se voiren mal d’enfant, plaisanterie que, nous le répétons, la tournure de notre vieux Gallego faitcomprendre. Ce paysan a un gourdin, garrotte, garni de clous de laiton ; c’est une véritable