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Tome VI.
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se coiffent ordinairement de l’immense chapeau tra-ditionnel de Don Basile.

N° 12.

Petite fille du village d’Alteca.

N° 13 et 14.

Costumes de mariés.

La dame a une mantille de soie bordée de velours.L’habit de cérémonie chez les hommes est, quelle quesoit la saison, le manteau noir à large collet.

MURCIE.

Voici le jugement sévère porté sur les habitants de Murcie par leurs voisins et même parquelques-uns des natifs de cette contrée : « Les gens de la chaude province de Murcie, encontact avec une nature hostile, sont ceux qui savent le moins réagir contre le sol, l’air et leclimat ; ils s’abandonnent avec un fatalisme tout oriental et prennent les choses comme ellesse présentent, sans essayer d’y rien changer par leur initiative. Se plaisant beaucoup à lanonchalance, pratiquant la sieste en temps et hors de temps, on les voit toujours absorbéscomme s’ils poursuivaient un rêve intérieur. Rarement gais, ils ne dansent pas, eux, les voi-sins des Andalous sauteurs et des Manchegos, chanteurs de seguedillas. »

Aux travaux agricoles, qui ont été de tout temps l’occupation principale des habitants, laprovince de Murcie, comme celle de Valence, joint aussi des travaux industriels d’une cer-taine importance. Les spartes ou espartos, que produisent en abondance les pentes ensoleilléesd’Albacete et de Murcie, servent à la fabrication de sandales, de nattes, de paniers, etc. —Les veines métallifères des montagnes s’y comptent par centaines. — Albacete, sur le pla-teau murcien, est à l’Espagne, ce que Châtellerault est à la France et Scheffield à l’Angle-terre ; les navajas, les cuchillos, les punales, s’y fabriquent par milliers.

N° s fi et 7.

Riches paysans d’Albacete.

N° 6. — Chez le paysan, la tête est enveloppée d’unfoulard de couleur posé en turban, sur lequel doitreposer l’inévitable sombrero , chapeau qui règne,avec quelques modifications, dans presque toutes lesprovinces de l’Espagne, Large faja ou ceinture, rete-nant une culotte de même étoffe que la veste ; ceslarges ceintures bien étoffées sont d’un grand secoursaux tireurs de navoja. Alpargatas maintenus aumoyen de rubans croisés sur des bas bleu foncé.

Le paysan, avec ces vêtements, porte habituelle-ment une veste ornée de passementeries et d’agré-

ments brodés qui annoncent le voisinage de l’Anda-lousie; il revêt également, comme les Valenciens, lamante de laine rayée ; celles fabriquées à Murcie ontquelque réputation.

N° 7. — Dans la coiffure de cette paysanne, deuxnattes rondes couvrent les tempes, comme chez lesTrasteverines, et s’enroulent en chignon ayant laforme d’un huit; un petit peigne crânement posésur le côté, et parfois un œillet rouge et un dahlia,complètent cet arrangement. Chez les femmes dupeuple, la jupe courte laisse voir des bas de soie bientirés que quelques élégantes portent couleur de chairet brodés de dessins en zigzags.