DK LA MUSIQUE.
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celle-ci, l’analogie de leur système de musique avec celui des autrespeuples jaunes n’est pas moins évidente. Comme en toute chose, lasupériorité de la racejaunesorla noire est évidente dans la musique;toutefois, l’imperfection de son organisation musicale se manifestedans le choix du principe tonal dont elle a fait la hase de cet art. Ceprincipe est de telle nature, qu’il rend impossible tout progrès, toutdéveloppement de l’art.
Chez les peuples jaunes, l’arrangement des sons dans la gammeest tel, que les demi-tons n’y sont jamais employés, et que leur•suppression bannit toute tendance d’un son vers un autre. Cetterude tonalité donne à leur musique le caractère le plus étrange. Celle-ci est aussi caractérisée par l’usage immodéré d’une multitude d’ins-truments de percussion, tels que des tambours de toutes formes et detoutes dimensions, des appareils de lames métalliques qu’on frappeavec des marteaux, des gongs, cloches, tamtams, pierres sonores ;enfin, des figures d’animaux en bois dur, ou en métal, qui portentsur le dos l’échelle des sons et qu’on fait résonner par la percussion.Les relations de Thunherg, et d’autres voyageurs, sur le Japon, laCochinchine, le Tonquin et la Corée, ainsi que les rapports les plusrécents des Anglais sur la Chine, s’accordent à représenter la mu-sique de ces contrées comme un affreux charivari de ces instruments.L’examen attentif des livres chinois qui traitent de la musique fournitla preuve qu’elle n’a pas varié chez eux depuis des siècles, et confirmela remarque de Herder rapportée précédemment. Telle est cette mu-sique aujourd'hui, telle elle fut dans les temps les plus reculés. Les as-sertions contraires des Chinois ne peuvent détruire cette vérité.
Les Chinois s’expriment toujours dans un langage métaphorique•ou énigmatique lorsqu’ils parlent des éléments de la musique; lesmoindres détails sont environnés de mystères; on en peut juger parles noms des degrés de leur échelle théorique d’intervalles des sons. Leplus grave se nomme Hoang-lchoung (cloche jaune) : il est le prin-cipe, le générateur des autres, répond à la.onzième lune, qui com-mence au solstice d’hiver; il est considéré comme le principe de toutes■choses. Le nom du second degré est Ta-îu (grand coopérateur), dis-tant du précédent d’un demi-ton, dont on ne fait jamais usage; il ré-pond à la douzième lune : c’est le principe t/n, comme Hoang-tchoungest le principe gang. Tous deux agissent, conformément à leur vertu•spéciale, sur la germination et le développement des productions de