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HISTOIRE GÉNÉRALE
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logue, comme ils avaient un même type de langues. Ainsique nous leverrons plus tard, tout porte à croire que la musique des Égyptiens eutdes rapports de tonalité avec celle des Sémites, comme il en existeentre le copte saïdique, le clialdéen et l’hébreu. Le principe devaitêtre le même : il était chromatique, ainsi qu’on l’établira dans les sec-tions de cette Histoire relatives à ces peuples. Il n’en était pas ainsi dela tonalité de la musique des Arabes. Ceux-ci, bien que Sémites etsouche des autres peuples de la même race, n’avaient pas progressédans la civilisation comme les autres nations sémitiques. Aux avanta-ges de la civilisation, ils ax aient préféré la liberté, et pour la conserverils étaient restés nomades. Leurs chants avaient un autre principe tonalque celui des autres peuples sémitiques. D’où lui était venue cette to-nalité? On ne le sait et on ne peut le savoir, car son origine doit êtreancienne comme la race. On sait que ce peuple est aujourd’hui dansses penchants, dans ses habitudes, dans ses mœurs, ce qu’il fut auxépoques dont la Bible nous retrace l’histoire. Un chef de tribu arabenous représente, avec ses femmes, ses enfants, ses serviteurs etses troupeaux, les patriarches Abraham et Jacob : c’est la mêmesimplicité dans la vie, la même autorité du chef sur ses inférieurs,les mêmes vêtements pour les hommes et pour les femmes, les mêmesaliments, la même sobriété, la même langue, et enfin, sous uneautre forme, le culte d’un seul Dieu tout-puissant. Rien n’a doncdu modifier la tonalité du chant arabe, laquelle a été transmise parla tradition d’une génération à une autre jusqu’à l’époque où laconquête de la Perse par les successeurs de Mahomet eut pour résultatd’introduire de nouveaux éléments dans la musique des Arabes. Latonalité de cette musique consiste dans la division de l’octave en dix-'sept intervalles, dont quinze sont des tiers de ton, et les deux autres,des demi-tons. Cela sera démontré en son lieu, nonobstant les dénéga-tions de quelques écrivains.
Du versant méridional de l’Himalaya, chaîne de montagnes de l’A-sie centrale, la plus haute de la terre, des rameaux de la race blanches’étendirent vers l’Inde, à une époque qui se perd dans la nuit des temps.Cette race avait vécu d’abord dans l’Arie, d’où lui est resté le nom derace arienne ; puis elle avait peuplé la Bactriane. Pressée par la féconditéde son développement, elle s’était divisée plus tard, et ses deux bran-ches s’étaient dirigées, une vers la Perse, où elle s’étendit par degrés;l’autre vers les hauteurs de l’Himalaya. La vallée de Kachemyr fut la