DK LA MUSIQUE.
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péenne, mais il l’a notée une tierce trop haut, comme le prouvent leschiffres arabes qui correspondent à nos notes, et, par sa trop grandeconfiance dans le système de mesure réglée par la prosodie, il en a.complètement altéré le rliythme (1). Voici cet intéressant monumentarchaïque :
A 1
/T\
'fl*'
U-
—*
—é
Kad le-sa - at lia - jet Ma - \vâ he - be - di
\ve - là
tha - bid le
sehe-fa
bi-bi
ha-bib
le - si
du - lui
Une multitude d’airs arabes est faite d’après ce même type, plusou moins contourné, mais toujours reconnaissable, en dépit des in-tonations irrationnelles de certaines notes, et du luxe de fioritures dontles musiciens du pays les surchargent. Le chant de ce genre noté ci-dessous est dans le mode appelé naoua, qui a aussi de l’analogie avecnotre ton de la mineur, mais dans lequel les notes ut et fa tiennentle miliep entre le bécarre et le dièse, et la note si est intermédiaire desi bécarre et de si bémol (3). Ces notes sont marquées par le signe x •
(1) Kiesewetter, Die Musik der Araber, tab. V. Voyez la table des son% du système arabe,liv. 4, chap. II de notre Histoire de la musique.
(2) Keisewetter, qui a mal interprété quelques-uns des chiffres arabes de l'original, n’a riencompris à ces trois mesures. Le chiffre 22, avec lequel elles sont notées, répond à notre ut (do).Il est évident que le chant est ici suspendu, et que les paroles sont presque parlées; puis la mé-lodie reprend sur les mots schefadt bihi,
(3) Cf. Villoteau, De l’état actuel de l’art musical eu Egypte, dans la grande Description del’Égypte, t. XIV de l’édition in-8°, p. 155.11 s’exprime en ces termes dans les notes de cette page :« Les ornements de cet air, exécuté comme il L’est ordinairement par les musiciens ou autres« habitants naturels de l’Ëgypte, étant un peu moins baroques que ceux des autres chansons« arabes, nous avons entrepris de les noter. >»