DE LA MUSIQUE.
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récitation des vers grecs, ni sur la signification absolue du systèmedelà métrique, dans ses relations avec la musique. Or, la poésie étaitsi intimement liée à la musique dans l’antiquité qu’on ne peut enquelque sorte séparer l’une de l’autre. Avec si peu de connaissancede ce qu’était en soi l’œuvre produite par l’union de ces deux arts,comment a-t-on pu se persuader qu’on parviendrait à savoir ce qu’é-tait celui de ces arts dont on ne possède rien? Tout est mystère dansce qui est rapporté, par les écrivains de l’antiquité, des effets pro-digieux produits par la musique dans les concours des fêtes Olympi-ques, Pythiques et autres. Nous, qui savons qu’un orchestre completou un chœur sont à peine entendus en plein air à une certaine dis-tance , et que toutes leurs nuances douces sont perdues pour les au-diteurs , comment pourrions-nous comprendre qu’une tlûte, une ci-thare, ou même une voix, aient pu porter leurs sons jusqu’auxpoints les plus éloignés des vastes cirques où se fendaient en fouleles masses populaires, dans ces grandes fêtes nationales? Cependantla raison ne permet pas d’élever de doute sur la sincérité des récitsd’écrivains qui s’adressaient à leurs compatriotes et contemporains,et ne disaient sans doute que ce que chacun a suit pu voir et en-tendre. 11, y a là évidemment quelque mystère que nous ne pouvonsexpliquer. N’y a-t-il pas, d’ailleurs, dans ces concours de tlûte, decithare, devant d’innombrables assemblées, quelque chose de pri-mitif, de misérable, au point de vue de l’art véritable, qui suffit pourdémontrer l’état élémentaire où la musique est restée chez les Grecs?Disons-le donc avec assurance, l’histoire de la musique grecque estpour nous d’un intérêt qui ne peut être méconnu; mais c’est parle système de la tonalité que cette musique a droit de fixer notreattention, parce qu’elle est l’origine, le point de départ de toute lamusique du moyen âge et des temps modernes ; quant à l’art musicalgrec lui-mème, nous ne le connaissons pas ; s’il est permis d’en avoirune conception vague, d’après ce qu’en ont dit quelques écrivainsgrecs, elle ne nous apparaît que sous la forme de chants populaireset religieux.
Les rivalités de Sparte, d’Athènes et de Thèbes, leurs collisions, etsurtout la 'guerre sacrée, occasionnée par le pillage du temple deDelphes par les Phocéens, préparèrent la décadence de la Grèce.Affaiblies par ces événements, les républiques qui, seules, au-raient pu s’opposer à la domination étrangère, se trouvèrent elles-