DE LA MUSIQUE.
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teurs ne se trouvassent que dans les derniers rangs de la caste sacer-dotale, comme semble l’indiquer le vêtement des ligures dont il s’a-git, car les prêtres qui jouent de grandes harpes dans une salle destombeaux de rois à Thèbes (1), appelés par Champollion et Rosellinitombeau de Rhamsès IV, ainsi que deux prêtres chanteurs publiés parle premier de ces savants (2), appartiennent à la classe la plus élevéede la caste des prêtres, comme le prouvent les robes dont ils sontvêtus. Un bas-relief qui est au musée de Leyde représente un prêtrede cette classe supérieure, qui brûle de l’encens devant une divinité,pendant que quatre musiciens sacerdotaux jouent de la harpe à septcordes, du luth et de la flûte traversière. On voit ici le dessin de cemonument intéressant.
Fig. 54.
Nous trouvons un indice de la culture de la musique par les prê-tres d’une condition élevée dans quelques tombeaux, où, parmi lestitres de ceux qui y sont ensevelis, on lit le nom du personnage,suivi de ciiantke de...... (l’une ou l’autre divinité) (3). Cette fonction
était donc assimilée aux autres dignités sacerdotales.
La connaissance de la musique n’était pas moins nécessaire à eer-
(1) Champollion , Monuments de l'Égypte et delà Nubie, t. II. — Hosellini, Monum. civ.M. C., pl. XCVII. — Fr. Caillaud , Recherches sur les arts et métiers, les usages de la miecivile et domestique des anciens peuples de l'Égypte et de la Nubie, pl. 45.
(2) Champollion, Momtm. de l’Égypte, etc., t. 1], pl. CX1I.
(3) 2tOO fl (ghos il....). Hosellini, Monum, civili, t. III, p. 80.