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HISTOIRE GÉNÉRALE
série et ceux des deux premières : elle consiste en ce que le pre-mier mode diatonique de la première et de la deuxième série sontconstitués par un ton, un demi-ton, un ton, tandis que la dispositiondu premier mode de la troisième série est un demi-ton, un ton, unton (1). Le tableau suivant fait voir cette différence :
1 " série.
V série.
3 e série.
I
à 11
i ton* ^ ton, lton. 1 ton, ton, 1 ton. ^ton, iton, Iton-
TT -O
Une conséquence remarquable de la disposition du demi-ton dansle premier mode diatonique de la troisième série c’est qu’il n’y a, danscette série, qu’un seul mode enharmonique possible.
L’analyse des faits de tonalité révélés par la flûte égyptienne etpar la harpe à treize cordes, dont l’échelle chromatique devait êtreanalogue, bien que plus étendue, cette analyse, dis-je, donne pourrésultats trois combinaisons régulières de modes diatoniques, tirésdes trois séries de sons produits par ces instruments, comme le dé-montrent ces tableaux notés :
1 ton
1 ton
Ti tOH;
1 ton.
1 ton
Il est d’ailleurs évident qu’il a pu exister, dans les conditions de laflûte et de la harpe à treize cordes, des modes irréguliers, tels queceux-ci :
(1) Cette différence de disposition des intervalles diatoniques des modes est-appelée par lesthéoriciens modernes espèces de quartes et d'octaves. Ces différences étaient caractéristiques-des modes diatoniques dans la musique de la Grèce antique. Les modes du chant de l'Église-grecque et les tons du plain-chant romain sont aussi caractérisés par les espèces de quartes etd’octaves. Les Arabes ont aussi cette distinction des espèces de quartes.