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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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le système de tonalité, et dont on trouve des figures sur plusieursmonuments, avec la position de ceux qui en jouent (1), était appe-lée sebé ou sebi en égyptien, ainsi qu’on le voit dans une inscriptionhiéroglyphique rapportée par Rosellini (2). La gravité des sons dela sebé est déterminée par la longueur de son tube, à l’extrémité du-quel les trous sont percés; ce qui obligeait ceux qui jouaient de cetinstrument à étendre les bras pour y atteindre (3), comme on le voitpar la figure 05 :

La flûte double, qu’on voit sur plusieurs monuments antiques del’Egypte, se jouait en concert avec la harpe, ainsi que le montre lafigure 06 : ‘ '

Fig. 90.

Ou bien elle accompagnait seule le chant, comme le démontrentles figures 07 et 08 de la page suivante :

Cette flûte était habituellement jouée par des femmes. On en atrouvé des représentations dans des peintures de tombeaux dont on

(1) Voyez Rosellini, ouvrage cité, M. C. pl. 95, flg. G. — Wilkinson, ouvrage cité, t. II,p. 307, 31G, et dans notre histoire, 1.1, p. 224, tig. G2.

(2) Ouvrage cité, t. III, part. II, p. 30.

(3) On ne comprend pas l'ignorance où était.La Eage des lois les plus élémentaires de l’a-coustitpie, lorsqu’il a écrit le passage suivant sur cette particularité, de la flûte traversière desÉgyptiens : « Cette disposition se conçoit difficilement ; car ou ne voit pas quel avantage l on« trouvait à éloigner ainsi l’embouchure des trous latéraux , etc. « (Histoire générale de lamusique et de la danse, t. II, p. 124, 125). Comment se fait-il que ce singulier historien dela musique ignorât que le diapason d’un instrument à vent est en raison de la longueur de sontube P