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HISTOIRE GÉNÉRALE
bour que les bacchantes s’excitaient aux orgies dans la Tlirace. C’estencore lui qui, parmi les populations arabes, règle la danse desaimées; enfin, c’est ce même instrument qui retentit sous la main desZinganes ou Bohémiennes errantes.
Partout ce tambour est circulaire ; mais, dansles antiquités égyptiennes, sa forme est généra-lement un carré long, légèrement déprimé surles bords des grands côtés : ses bords sont re-courbés en dedans et unis à angles aigus, commeon le voit ici (1) :
Le tambour rond, qu’on voit dans un autre ta-bleau (voyez fig. 58), est le seul exemple de cegenre trouvé dans les antiquités de l’Égypte. Ce-lui-ci, suivant l’usage, est composé d’un cerceaude bois léger, sur lequel une peau séchée est ten-due d’un seul côté. 11 exiète au musée égyptien duLouvre, à Paris, un de ces tambours, trouvé dansun tombeau, et qui est ainsi décrit dans la notice (2) : « Tympanonanalogue à nos tambours de basque. » Ce tambour, le tableauqu’on voit ci-dessus, ainsi que les autres figures publiées par Cliam-pollion, Rosellini et Wilkinson, ont été tirés de tombeaux creusésdepuis le vingtième siècle jusqu’au dix-huitième avant l’ère chré-tienne.
Le nom du tambour dont il s’agit ne se trouve pas dans les inscrip-tions hiéroglyphiques ; mais il a été conservé dans la langue copte :ce nom est kgukgii ( Kemkem). Les interprètes égyptiens de la Bibleont toujours traduit par ce mot le grec lûpravov de la version des Sep-tante, correspondant à l'hébreu ^Fl (toph), tambour, c’est-à-dire tam-bour àl’usage des femmes, semblable au tambour de basque (3). Cemot est dérivé de kgu qui signifie battre, percuter (V) ; cependant, sui-vant Jablonski, La Croze le faisait venir de kili, mouvoir, ébranler, et
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(1) Voir, pour d’autres exemples, l’ouvrage de Itosellini, Monum. civ., pl. XCVI1I, fig. 1, 3,et CXIX, fig. 2.
(2) Notice descriptive des monuments égyptiens du musée Charles X; p. 98, il 0 22.
(3) Exode XV, 20; psaumes CXL1X, 3; CL, 4.
(4) Uosellini, ouvrage cité, t. 111, part.Il, p. 51.