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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

H existait chez les Égyptiens un autre tambour de petite dimension,en forme d’entonnoir, lequel est encore en usage dans le pays, et queles Arabes appellent daraboukkeh. La première femme, adroite dutableau fig. 54, tient cet instrument d’une main et le frappe de l’autre.Sur le bord du vase de l’entonnoir était collée une peau séchée, surlaquelle on frappait avec lesdoigts, pour marquer le rhythme, commefont encore aujourd’hui les musiciens ambulants de l’Égypte. Pourjouer du daraboukkeh , ceux-ci mettent le cylindre creux de l’enton-noir sous le bras gauche, et frappent la peau avec la main droite. Lahauteur totale de ce petit tambour est de 30 centimètres, et le diamètrede la table est de 19 centimètres ; en voici la forme :

I'ig. 102.

On remarque, parmi les monuments de l’ancienne Égypte, troissortes d’instruments de percussion sonores ou crotal.es. La premièreespèce était la cymbale, qui était formée d’un métal mixte d» cuivreet d’argent. On a trouvé deux de ces cymbales dans un tombeau , àThèbes : elles étaient dans la collection de M. Sait en 1847. Elles ontenviron cinq pouces de diamètre, et sont identiquement semblablesà celles dont on se sert encore en Égypte. On en voit la forme ,figure 103.

La deuxième espèce de crotale se voit entre les mains du quatrièmesoldat, à droite, dans le tableau de musique militaire fig. 57. Elle étaitaussi employée pour régler la danse, comme on le voit dans un ta-bleau des ruines de Thèbes (voir fig. 50).

du musée Charles X, p. 98, n° 21 : « Tambour à timbre et à double peau tendue de lanières« de cuir, sur une caisse eu bois, de forme bombée et composée de petites douves. »