I)E LA MUSIQUE.
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moyen, vers la note inférieure
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; il en existe autant pour
le mouvement de tierce inférieure
on en trouve cinq
pour le mouvement descendant de quinte ; autant pour le mouvementascendant de tierce; autant enfin pour le mouvement de quinte.Aucune explication de cette surabondance de signes pour une seulechose ne se trouve dans les traités du chant ecclésiastique grec donton vient de parler. Villoteau, qui a fait une étude pratique de cechant sous un maître indigène, n’en fournit pas davantage dans sonexposition des signes. C’est qu’à vrai dire la tradition seule en a con-servé l’usage ; l’origine et le but sont généralement ignorés. Ce savantmusicien s’en explique nettement dans ce passage de son livre : «Il est« évident qu’il règne parmi ces signes beaucoup de désordre et de« confusion ; s’ils eussent été classés méthodiquement, l’analogie au-« rait facilité la connaissance de la nature et de la propriété de clia-« cun d’eux ; mais les musiciens grecs modernes n’ont pas la moindre« idée de la méthode, et ce défaut répand dans leurs traités une telle« obscurité, qu’eux-mêmes ont de la peine à s’y reconnaître (1). »
A l’époque où Villoteau se livrait à ses recherches sur la musiqueen Égypte, l’antiquité égyptienne était imparfaitement connue, et lalangue hiéroglyphique était encore un mystère ; mais, dans les soixanteannées écoulées depuis lors, la philologie orientale a fait de grandsprogrès. Les découvertes de Cliampollion jeune dans les écritureségyptiennes, les travaux de Ihir-nouf, de Lassen, de Westergaard,de Raxvlinson et de Lepsius, sur les écritures cunéiformes, enfin, lacréation de la méthode connue sous le nom de philologie compaYée, ontfourni des lumières qui permettent de résoudre des problèmes histo-riques auparavant insolubles. Un des faits importants constatés parsuite de ces études est la multiplicité des signes répondant au mêmeson dans les hiéroglyphes phonétiques, dans les écritures hiératiqueet démotique de l’Égypte , comme dans les trois systèmes d’écritures
(1) Ouvrage cité, p. 394, note. On verra cependant plus loin qu’un réformateur moderne duchant de l’Église grecque a donné la clef de la signification de ces signes multiples, dans lespremières années de ce siècle. Voyez l’article Chrysante de Madyte, dans la Biographie univer-selle des musiciens , par l’auteur de cette Histoire générale de la musique , t. II, p. 297.
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