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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

cunéiformes de Persépolis et de l’Assyrie. D’autre part, si les homo-phones sont en grand nombre dans ces écritures, on y trouve aussile même signe employé pour des sohs différents. Ces deux caractèresessentiels constituent spécialement le système de ces écritures anti-ques, outre la suppression des voyelles, conformément aux languessémitiques, avec lesquelles on leur a reconnu de nombreux points decontact. Par analogie, peut-être est-il permis de considérer les signescomposés et surabondants de mouvements identiques de la voixcomme appartenant au même système que la multiplicité des ho-mophones dans les écritures égyptiennes, et d’en tirer la conséquencecpie ces signes rémontent au même âge ; conjecture d’autant plusjustifiée, qu’ainsi qu’il a été dit tout à l’heure, les chantres grecs n’enont que l’usage traditionnel, et n’en donnent aucune explication. Aureste, cette multiplicité de signes composés pour le même mouvementvocal n’est qu’apparente : chacune de ces compositions s’applique enréalité àune modification de l’intervalle radical représenté par le signe,comme on le verra dans ce qui suit. Ces modifications n’ont pas étésaisies parVilloteau dans son travail, d’ailleurs fort utile, sur le chantde l’Église grecque ; mais elles ont été expliquées d’une manièreassez nette par Chrvsante de Madyte, archevêque de Ilurazzo, enlllyrie, dans le troisième chapitre de son Introduction à la tliéorieet àlapratique de la musique ecclésiastique (1), ainsi que dans les sixième et sep-tième chapitres du même ouvrage. On y voit que, parmi les différentssignes qui représentent le même mouvement vocal, l’un signifie quele son doit être nasal; un autre, guttural; un troisième, fortement as-piré ;un quatrième, que le second son du mouvement doit être diviséen deux ; de telle sorte que le premier son se lie avec la premièremoitié du second, dont la deuxième moitié seulement doit recevoir la

syllabe (2), de cette manière :

effet j

Il’au-

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‘/pi - <JTE

(!) Elcaytayr, et; ôecopviTtxôv xoti rcpaxTtxàv xr^ èxxX^ataiTTix^; p,o’j<7txr,;. Paris, 1821,in-8°.

(2) Tô èvoopwvov ■repopspet ex (5tvo; Tyjv <pwvy]v toô ^apaxx^po;, et; tov ànolo't utco*Ypà^erat. Chrysante de Madyte, ouvrage cité, chap. VI, 8, p. 18.

To 6(j.a).ov -rcpoijevet ïva xupKXTiffutôv (ptovfj;, ev tü> XâpuYY'- ^ x.xrcotav o?ÛTr,Ta. Ibid.,chap. VI, 3,p. 17*