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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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très signes composés indiquent un passage rapide d’une note à uneautre, en passant par une note intermédiaire sans valeur de temps,

comme

Il’autres enfin, appartenant à un même mouvement vocal, indi-quent qu’il doit être exécuté à demi-voix (1), ou lentement, ou avecrapidité. C’est ainsi que tous les signes, représentant un même mou-vement de la voix, diffèrent cependant par la nature du son, par l’ac-cent, par la vitesse , ou par quelque autre modification. Peut-être enétait-il ainsi des caractères multiples des écritures égyptiennes des-tinés à représenter un même son. Déjà on a distingué entre eux descaractères d’aspiration et de non-aspiration, des articulations diverses,des lettres qui ne servent que poux certains cas; par exemple, pourles noms étrangers. La persévérance des études conduira sans douteà diminuer le nombre des homophones.

Il reste maintenant à établir qu’une autre classe de signes, appelésgrands signes, ou liypostases, a une analogie non moins saisissanteavec les caractères égyptiens que les signes ordinaires de la notation.La destination de cesliypostases est de représenter les divers genresd’ornements du chant, par les combinaisons de leurs caractères pro-pres avec les signes des simples mouvements de la voix, d’un son àun autre. Par ces combinaisons fort simples, des phrases entièrespeuvent être représentées avec les trilles, les apoggialurcs , et lesgroupes de sons rapides, dont les peuples de l’Égypte et de l’Asie oc-cidentale font un constant usage. Le tableau suivant, en démontrantl’origine égyptienne des signes, complétera pour le lecteur la con-naissance du système de notation du chant de l’église grecque.

( 1 ) Ilpopî'povTa'. ôè xto; xxt àouvàtw; ol 9867^01 <rjv&£0£|U'voi. Ibid., chap. VI, G,

p. 18

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