DE LA MUSIQUE.
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temps de la mesure par les mouvements des mains, dans les repré-sentations peintes et sculptées de concerts vocaux cpie nous offrent lesmonuments de l’Égypte. Mais quels étaient les systèmes de mesure etde rhythme dans le chant égyptien? La mesure avait-elle pour élé-ments uniques, comme dans la musique moderne, les simples et fon-damentales combinaisons binaires et ternaires de temps, dans unordre uniforme et régulier? Y admettait-on les divers degrés de vi-tesse et de lenteur que nous exprimons parles mots allegro, allegretto,vivace, moderato, andanle, adagio ? Ou bien, lamesure était-elle varia-ble et avait-elle des éléments plus compliqués par l’influencede la pa-role chantée? Si la solution certaine de ces problèmes ne peut êtreespérée, nous avons du moins l’induction générale de ce qui exista dansle passé sous ce rapport , en nous appuyant sur la musique qu’onentend aujourd’hui dans les mêmes contrées ; car, ainsi que nousl’avons dit à plusieurs reprises, les traditions ne s’effacent jamais d’unemanière absolue chez les peuples d’origine sémitique. Or tous leschants des diverses populations actuelles de l’Égypte sont mesurés entemps binaires égaux, c’est-à-dire en mesures à deux temps et à qua-tre, ou en temps binaires à divisions ternaires, marqués dans la mu-sique européenne par le chiffre >}. En général, en Orient, le mou-vement des chants est modéré, ou même lent et empreint d’un senti-ment vague et rêveur; mais, dans la danse, il s’accélère par degrésjusqu’à .la plus grande vitesse.
Cependant les grands signes ou hvpostases de temps, appelésaphones parce 'qu’ils ne se chantent pas, bien qu’ils se combinentavec les signes des sons, ces hypostases, qui sont au nombre deneuf (1), prouvent que la mesure ternaire n’était pas inconnue auxÉgyptiens de l’antiquité, et Clirysante de Madyte a démontré cettevérité, quant au chant de l’Église grecque, en disant que lorsqueYaplé se combine avec le gorgon, l’unité de temps se divise en trois :il ajoute que si Yaplé est placé à gauche, le premier son vaut deuxtiers (deux temps) et le second un tiers (un temps) ; mais que si Yapléest placé à droite, le premier son ne vaut qu’un tiers (un temps),et le second deux tiers (deux temps) (2). ,
(1) Voyez la table de ces signes, chap. VI, pl. IV.
(2) "Oxe ôè xeixcci 7iap * oc'jxtü &7tXvj, ôtatpEÎ xov £povov eI; xpia* xaî Et psv àptaxepoOev y)àirXr t xeïxat oüxco;, ô p.èv irptoxo; çQ&YY°î ê;o8&ûît xà ôuo xptxa, ô ôè ôeuxepo;, xo §v Et Ôè