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HISTOIRE GÉNÉRALE
Yilloteau, qui n’avait acquis qu’une connaissance sommaire decette partie'du chant de l’Église grecque, vraisemblablement à causede l’exécution défectueuse qu’il en avait entendue, s’exprime ainsi àce sujet : « Quoique les Grecs modernes ne déterminent pas la durée
« de leurs sons dans le chant d’une manière aussi exacte et aussi pré-
« cise que nous le faisons pour notre mesure et avec nos notes, on« peut cependant.... établir entre eux la proportion suivante, que« nous exprimons ainsi avec nos figures de notes :
1 (unité de temps). . . . o
,\podermaBarcia. . .
3
4
l)iplé . .Kratèma.
8
Argon.
Piasma
4
3
16
Tzakisma
« Cependant toutes ces valeurs, comme l’expérience nous l’a prouvé,« ne sont qu’approximativement, et non aussi rigoureusement dé-« terminées que nous les donnons ici (1 ) ».
Clirysante de Madyte est en contradiction manifeste avec l’auteurde ce passage, et sans aucun doute il est dans le vrai,«lorsqu’il écrit :« Le temps se mesure par le mouvement de la main du haut en bas,« en frappant le genou (2). » Ici l’écrivain est d’accord avec ce quenous montrent les antiquités de l’Égypte, ainsi qu’on a pu le voirdans les figures 55, 56, 60 et 65. Or on ne peut marquer la mesureavec la main, sans donner à toutes les notes du chant une valeur dedurée rigoureusement déterminée. Il n’y a donc pas de témérité àcroire que la tradition de ces valeurs de temps s’est faite d’âge en
Ss|io8ev 7 ) â7[).Ij xeïxoci oüxw; ô pÈv irpwxo; pOôyyos éÇoÔEÛEi xo év, ô Sè SsvxEpo;, xà Svo. Ou-vrage cité, ch. y, p. 14.
(1) De l'état actuel de l’art musical en Égypte, p. 414.
(2) Kaxap&xpetxat ôè <j /pôvo;, [J. £ xô và x'.vxixai fi yÿo avw xal xàxto, xpouauffa TO yovu.Ouvrage cilé, chap. V, p. 12.