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Tome premier.
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LIVRE DEUXIÈME.

LA MUSIQUE CHEZ LES CHALDËENS, LES BABYLONIENS, LESASSYRIENS ET LES PHÉNICIENS.

CHAPITRE PREMIER.

LES PEl’PLES ANCIENS DE I.’ASIE OCCIDENTALE ÉTAIENT TOUS DE RACE SÉ-MITIQUE : ILS ONT PARLÉ DES LANGUES ANALOGUES, ET LA MUSIQUE ÉTAITIDENTIQUE CHEZ TOUTES CES NATIONS.

Après avoir été de sirhples familles, les populations sémitiques semultiplièrent en Asie avec plus ou moins de rapidité, en raison dusol, du climat, des circonstances, et surtout des chances de la guerre;car, oubliant leur commune origine, les diverses tribus se considé-raient comme ennemies, et, tour à tour victorieuses ou vaincues, ellesportaient les unes chez les autres la destruction et l’esclavage.

Quelques-unes de ces tribus devinrent avec le temps de grandspeuples qui fondèrent de puissants empires, dont les débris de mo-numents, récemment rendus à la lumière, attestent à la fois et l’avan-cement de la civilisation , et la misérable condition de l’humanité ,sous un despotisme monstrueux. Ninive, Babylone, Tyr et l’Égyptenous révèlent les grandeurs et les misères de l’antiquité sémitique (1);nous y retrouvons l’histoire parlante, les langues , les arts et l’indus-trie de ces colosses politiques, disparus pour jamais; mais le grandintérêt qui s’attache à ces découvertes consiste à démontrer les rap-ports d’origine entre les Égyptiens , les Cdialdéens, les Assyriens, lesPhéniciens et les autres familles sémitiques. Si la diversité des reli-gions , les conquêtes, le luxe et le despotisme ont altéré la physiono-

(1) Voyez les objections de M. E. Renan contre les rapports de race et de langue entre lesChaldéens et les Assyriens avec les Sémites de la Judée, de l’Arabie et de la Syrie, ainsi que ladiscussion de ces objections, dans l’introduction de cette histoire, t. I, p. 1U-115.