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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

mie et le caractère des habitants de ces puissants États, jusqu’à leurfaire perdre les rapports extérieurs qu’ils avaient avec les Hébreuxet les Arabes, il reste, dans les monuments des langues, assez de pointsde contact pour démontrer entre eux l’identité de race.

A l’égard des Sémites placés en dehors du cercle d’activité desgrands empires, ils sont restés ce qu’ils étaient trois ou quatre milleans avant l’époque actuelle. Le caractère , le$ mœurs, la manière dese vêtir, les ustensiles de la vie civile, les instruments aratoires, laculture des champs, sont aujourd’hui ce que les représentent les mo-numents antiques. Les habitudes et les penchants des peuples del’Asie rappellent à chaque instant les récits de là Bible, et ce qui n’estpas moins remarquable, le système des langues, en dépit des varia-tions de dialectes, n’a pas changé depuis les temps les plus anciens.

Il est d’un haut intérêt, pour l’histoire de la musique, de constaterici ces vérités, et de s’attacher particulièrement à l’analogie, ainsiqu’à la perpétuité du système des langues sémitiques, rendues évi-dentes par les récentes découvertes, et par des travaux où la patienceet la sagacité se montrent dignes d’admiration. 11 est maintenant dé-montré que les alphabets hébreu, syriaque, phénicien, arabe, ap-partiennent au même système que les langues araméennes de l’anti-quité, c’est-à-dire celles qui étaient parlées dans l’Assyrie, la Baby-lonie, la Chaldée, et même en Égypte. Dans ces langues, les voyellesne possédaient pas plus un son fixe que dans celles des Hébreux, desArabes et des Syriens ; écoutons à ce sujet les remarques de Cliampol-lion : « Les caractères phonétiques égyptiens tiennent à un système« véritablement alphabétique, comme celui des Arabes actuels et ceux« des anciens peuples de l’Asie occidentale, les Hébreux, les Syriens« et les Phéniciens. On ne peut, sous aucun rapport, les considérer« comme des signes syllabiques proprement dits. Le motif défer-

le minant de ces peuples, pour n’écrire habituellement que les con-« sonnes et les principales voyelles (initiales) des mots, fut sans doute« le même qui guidait les Égyptiens dans une semblable pratique.« Mais quel fut ce motif? J’ignore si l’on a, à cet égard , des raisons« plus positives à alléguer que le son vague des voyelles dans les« langues parlées de ces peuples ; voyelles qui n’ont point un son« aussi brillant et aussi décidé que celui des langues de notre Europe« méridionale. Le son des voyelles est si fugitif, et la manière de« prononcer celles d’un même mot varie tellement d’un canton à