DE LA MUSIQUE. 331
Figure tirée du vase de Munich.
Fig. 111.
est aussi inférieur à celui des autres harpes assyriennes, et se rap-proche du nombre indiqué par Josèphe.
A l’égard des commentateurs de la Bible et des auteurs de disser-tations sur les instruments de musique des Hébreux, qui, s’appuyantaussi sur l’étymologie, ont voulu que le nebel fût une outre, un ré-servoir d’air, et en ont fait un instrument à vent, voire même unorgue, ils ont prouvé seulement qu’on peut s’égarer en cherchantdansles racines hébraïques des lumières concernant la nature d’ins-truments qui ont tous été importés de pays étrangers dans la Judée.On ne peut les excuser que par l’autorité qu’ils ont cru trouver dansla version grecque de la Bible, où nebel est traduit quelquefois paropyavov ou opyava, et ailleurs par psaltérion ou par cithare. Pour avoirl’explication de ces inexactitudes, il faut se souvenir que la version ditedes Septante a été faite à des époques différentes, très-éloignées l’unede l’autre, par des traducteurs qui n’avaient ni une instruction égale,ni les mêmes traditions. Le traducteur du deuxième livre des Bois et